Sans accord de Brexit, Airbus menace de quitter le Royaume-Uni

Airbus emploie 15.000 personnes sur plus de 25 sites au Royaume-Uni [ADRIAN DENNIS / AFP/Archives] Airbus emploie 15.000 personnes sur plus de 25 sites au Royaume-Uni [ADRIAN DENNIS / AFP/Archives]

Le groupe aéronautique Airbus menace de quitter le Royaume-Uni en cas de sortie de l'Union européenne sans accord, un coup dur pour la Première ministre conservatrice Theresa May dont les négociations avec Bruxelles patinent à neuf mois du Brexit.

A la veille du deuxième anniversaire du référendum qui a vu les Britanniques voter pour la sortie de l'UE, Airbus a tiré la sonnette d'alarme dans un communiqué, en avertissant qu'il allait revoir ses investissements au Royaume-Uni en cas de divorce sans filet.

«Dit simplement, un scénario sans accord menace directement l'avenir d'Airbus au Royaume-Uni», y dit abruptement Tom Williams, directeur d'exploitation de la branche de l'aviation civile d'Airbus.

Les enjeux pour Londres sont énormes. Airbus emploie près de 15.000 personnes sur plus de 25 sites au Royaume-Uni, où il fabrique les ailes de ses avions civils et militaires. Il fait aussi travailler indirectement plus de 100.000 personnes, à travers un réseau de 4.000 fournisseurs et contribue à hauteur de 7,8 milliards de livres à l'activité économique britannique.

Photo d'archives de la fabrication d'une aile d'Airbus A350 dans une usine Airbus pès de Broughton, dans le nord-est du Pays de Galles, fin 2016 [OLI SCARFF / AFP/Archives]
Photo d'archives de la fabrication d'une aile d'Airbus A350 dans une usine Airbus pès de Broughton, dans le nord-est du Pays de Galles, fin 2016

Au Pays de Galles, où Airbus génère environ 11.700 emplois directs et indirects, le gouvernement régional travailliste a qualifié l'annonce du groupe d'«extrêmement inquiétante». Jusqu'ici soucieuse de préserver sa marge de manoeuvre, Mme May refuse d'exclure la possibilité d'une absence d'accord même si elle répète que ce n'est pas l'option qu'elle privilégie.

«Nous avons fait des progrès significatifs en vue de la conclusion d'un partenariat étroit et spécial avec l'UE pour assurer que les échanges commerciaux demeurent aussi libres et fluides que possible, en incluant le secteur aérospatial», a réagi une de ses porte-parole vendredi.

«Etant donné les bons progrès que nous continuons d'enregistrer dans les négociations, nous ne nous attendons pas à ce que le scénario d'une absence d'accord émerge», a-t-elle ajouté.

 

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