Fusillade à Annapolis : ce que l'on sait du tueur

Le chef de la police William Krampf s'exprime lors d'une conférence de presse sur la fusillade du «Capital Gazette» le 28 juin 2018 à Annapolis dans l'État du Maryland. [ALEX WROBLEWSKI / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP]

Quelques heures après la fusillade du jeudi 28 juin qui a éclaté dans la salle de rédaction du « Capital Gazette», un journal d'Annapolis (la capitale de l'État du Maryland), voici ce que l'on sait de Jarrod Ramos, l'auteur des faits. 

Une bataille judiciaire perdue contre le journal 

Avant d'exécuter froidement cinq innocents lors de cette attaque ciblée, Jarrod Ramos, un homme âgé de 38 ans et résidant à Laurel, dans l'État du Maryland (Nord-Est des États-Unis), avait eu maille à partir avec le journal. En 2012, il avait attaqué la rédaction du «Capital Gazette» pour diffamation, après la publication d'un article le concernant, sur une affaire de harcèlement à l'égard de l'une de ses camarades de classe.

Condamné à 90 jours de prison avec sursis ainsi que l'obligation de suivre une thérapie, le tueur avait bénéficié d'une peine plutôt clémente et l'affaire avait finalement été classée sans suite. Mais Jarrod Ramos n'a jamais digéré que le journal évoque les faits dans ses pages. 

Un déversement de haine sur les réseaux sociaux 

Après la publication du fameux article, Jarrod Ramos a alors développé une haine profonde envers le journal local. Sur Twitter, le tireur ne cessait d'interpeller la rédaction du «Capital Gazette» (sous le pseudonyme @EricHartleyFrnd), s'adressant directement à certains journalistes. Le 23 avril 2013, il envoyait un tweet à Rob Hiassen, l'une des victimes de la fusillade : «Rob Hiaasen, tu es un de ces incapables d'enfoirés aristocrates. Des dommages punitifs sont en préparation, tu ne sais pas ce qui t'attend ». 

Une attaque savamment préparée 

Lors de la perquisition du domicile du tueur, la police y a retrouvé un appareil potentiellement explosif. De plus, certains médias américains ont également relayé l'information selon laquelle cet ancien ingénieur (qui travaillait pour le bureau fédéral de l'Agence américaine des statistiques du travail) avait volontairement abîmé ses doigts, afin de rendre plus difficile la reconnaissance de ses empreintes digitales.

Caché sous un bureau lors de son arrestation, le meurtrier devra répondre de ses actes devant la justice américaine. 

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