Trois quarts de l'humanité exposés à des vagues de chaleur mortelles en 2100

Le réchauffement climatique menace la majeure partie de la population de la planète. Selon une étude publiée l'été dernier par Nature Climate Change, près de trois quarts des humains seront exposés à des vagues de chaleur mortelles d'ici 2100, si rien ne change.

Cette étude a été menée par le scientifique Camilo Mora en collaboration avec des chercheurs et des étudiants du monde entier et publiée en juin 2017 par Nature Climate Change. Pour leur travaux, il ont analysé plus de 30 000 publications sur le réchauffement climatique.

L'étude souligne que les personnes âgées, les enfants et les personnes les plus démunies sont les plus suscpetibles d'être touchées, comme les personnes vivant dans les pays à climat tropical. En effet, la chaleur doublée à l'humidité ambiante est d'autant plus dévastatrice. Et dans les pays où les populations sont habituées à la chaleur, ainsi que dans les pays pauvres, les mesures de protection contre la chaleur sont trop limitées.

Les scientifiques rappellent également que les conséquences de la hausse des températures sont déja visibles. « La canicule qui a frappé l’Europe en 2003 a causé la mort d’environ 70 000 personnes, soit plus de 20 fois le nombre de personnes tuées dans les attentats du 11 septembre », rappelle Camilo Mora. Par ailleurs, le Pakistan et l’Inde connaissent actuellement un épisode de chaleur excetpionnel, avec des températures de 53,5 °C, alors qu'aux États-Unis des cas de décès ont été enregistrés cette année, là encore à cause de la chaleur.

Et la possibilité de limiter ce phénomène diminue. « Notre négligence en matière environnementale a été telle que nous sommes désormais à court de solutions. En ce qui concerne les vagues de chaleur, nos options vont maintenant du 'pire' au 'moins pire'», estime Camilo Mora.

Si une petite quantité de gaz à effet de serre (GES) est produite naturellement, la majorité, elle, est bien issue des activités humaines. Ces activités néfastes sont nombreuses : utilisation massive de combustibles fossiles (hydrocarbures : charbon, gaz, pétrole), déforestation, élevage, agriculture intensive... tout cela produit de grandes quantités de GES qui s'échappent et se concentrent dans l'atmosphère, ce qui provoque un dérèglement climatique à l'échelle planétaire.

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