Une fillette meurt d'une hémorragie après avoir été excisée en Somalie

En Somalie, 98% des femmes et des filles sont victimes de mutilations génitales. En Somalie, 98% des femmes et des filles sont victimes de mutilations génitales.[ROBERTO SCHMIDT / POOL / AFP]

Une petite fille de 10 ans est morte, lundi 16 juillet en Somalie, des suites d'une hémorragie déclenchée par son excision. 

C'est le premier cas mortel officiellement reconnu depuis des années dans le pays, où 98% des femmes sont victimes de mutilations génitales, souligne le Guardian. La plupart du temps, ces affaires sont étouffées, selon les activistes anti-excision, ce qui rend difficile de dresser un bilan réel des décès liés à cette pratique. 

La petite fille avait été mutilée par une praticienne traditionnelle le 14 juillet, et sa veine avait été touchée. Ce n'est que deux jours plus tard, voyant que l'hémorragie ne se calmait pas, que ses parents l'ont conduite à l'hôpital, où elle est morte. 

Un représentant de l'État de Galmadug, où s'est déroulé le drame, s'est rendu au centre de soin, et a rappelé les risques sanitaires liés aux mutilations génitales. Celles-ci sont en effet constitutionnellement interdites en Somalie, mais restent massivement pratiquées, sous la pression des autorités religieuses et en l'absence de mesures répressives. La femme qui avait procédé à l'excision de la petite fille morte n'a, d'ailleurs, pas été inquiétée. 

Les activistes espèrent que la médiatisation de ce drame permettra de mettre en lumière les dangers des mutilations sexuelles, alors que leurs partisans prétendent qu'il s'agit d'opérations bégnines. Elles le sont en réalité d'autant moins qu'elles sont généralement pratiquées par des personnes peu ou mal formées, avec du matériel inadapté, allant de la lame de rasoir à l'éclat de verre. 

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