Boris Johnson refuse de s'excuser pour avoir comparé les femmes en burqa à des «boîtes aux lettres»

Malgré la demande de la Première ministre Theresa May, Boris Johnson a choisi de garder le silence[Daniel LEAL-OLIVAS / AFP]

Sous pression depuis la publication d'une chronique dans The Telegraph, dans laquelle il comparait les femmes en burqa à des «boîtes aux lettres», l'ex-ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson a refusé de présenter des excuses. 

C'est suite à l'entrée en vigueur d'une loi controversée sur le port du voile intégral au Danemark, le 1er août dernier, que Boris Johnson a à nouveau suscité une vive polémique au Royaume-Uni.

«Il ne s'excusera pas»

«Oui, la burqa est oppressive et ridicule», commence-t-il dans le titre de sa chronique, avant d'ajouter que les femmes qui portent la burqa «ressemblent à des boîtes aux lettres» ou à des «braqueurs de banque». 

Malgré les appels de la Première ministre Theresa May, qui exhortait le membre du Parti conservateur à s'excuser pour ses propos «qui ont clairement offensé», Boris Johnson a choisi de garder le silence. 

«Il ne s'excusera pas», a assuré une source proche de l'ancien maire de Londres à la BBC, ajoutant que le principal intéressé trouvait «ridicule» le fait que son point de vue soit pris pour cible. «Nous ne devons pas tomber dans le piège en mettant fin à un débat sur des questions difficiles», a-t-elle conclu. 

Boris Johnson accusé d'islamophobie

Cette polémique a été à l'origine d'une vague de critiques contre Boris Johnson, notamment dans la sphère politique. 

«Boris Johnson a fait des remarques profondément offensantes aujourd'hui, pourtant les Conservateurs continuent de nier le fait qu'ils ont un problème avec l'islamophobie», a tweeté la député britannique Rosena Allin-Khan. 

«Des femmes de confession musulmane voient leurs burqas arrachées par des voyous dans la rue et la réponse de Boris Jonhson, c'est de se moquer d'elles, disant qu'elles ressemblent à des 'boîtes aux lettres'. Notre Donald Trump de pacotille est en train d'attiser les flammes de l'islamophobie pour ses ambitions électorales sordides», a commenté un autre député.

«Boris Johnson dit que les femmes en niqab 'ressemblent à un braqueur de banque' ou 'une boîte aux lettres'. Ce langage est-il quelque chose d'autre que de la flatterie pour l'extrême droite ? Profondément déçu que le Telegraph accepte ce langage dégoûtant», a déploré le secrétaire général de l'organisation Council Muslim of Britain.

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