Londres : les personnalités choquées après le saccage d'une librairie par des militants d'extrême droite

L'écrivaine J.K Rowling à l'université d'Harvard en 2008 dans le Massachusetts. [ROBERT SPENCER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP]

Le 4 août dernier, la librairie Bookmarks à Londres a été complètement saccagée par des hommes masqués, la plupart militants de l'extrême droite. Extrêmements choquées, les personnalités des mondes culturel et politique britanniques sont montées au créneau. 

Les propriétaires de Bookmarks, la librairie située en plein centre de Londres, sont encore sonnés. Livres et magazines déchirés, matériel endommagé... les douze militants de l'UKIP, le parti d'extrême-droite britannique, n'y sont pas allés de main morte. Si aucun blessé n'est à déplorer, les voix s'élèvent déjà contre l'attaque considérée comme une atteinte à la culture. Michael Bradley, membre de l'association «Stand up to Racism», a déclaré : «Heureusement, personne n'a été blessé, mais cette situation déplorable est la preuve que l'extrême-droite ne fait que monter en puissance, à tel point qu'ils ont le culot d'attaquer une librairie au centre de Londres en plein jour». 

Selon les employés de la librairie présents sur place au moment des faits, les militants portaients des casquettes sur lesquelles étaient écrit «Make Britain Great Again», en référence au slogan de la campagne présidentielle de Donald Trump. L'un deux arborait même un masque du président américain

Les personnalités révoltées 

Sidérées, certaines figures du monde culturel britannique ont fait part de leur profonde colère. Sur son compte Twitter, l'écrivaine à succès J.K Rowling n'a pas mâché ses mots : «Ce n'était pas une protestation, mais bel et bien une attaque, et si ces hommes avaient été mats de peau, ils auraient été qualifiés de terroristes». 

Le réalisateur Ken Loach a quant à lui invité les Britanniques à se rendre à Bookmarks dans les prochains jours pour «acheter au moins un livre».

Dans la sphère politique, les personnalités ne sont pas en reste. À commencer par le député travailliste John McDonnell qui s'affole sur Twitter de «la montée de l'extrême-droite dans notre société» et appelle à «résister».

Selon un communiqué publié par l'UKIP, trois des membres du parti ont été suspendus le temps que l'enquête apporte plus de précisions sur les faits. 

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