La Fifa revoit à la baisse ses critères concernant la corruption

Gianni Infantino (au centre) avait promis l'an passé de faire de la Fifa une «organisation transparente». [PIERRE-PHILIPPE MARCOU / AFP]

Des promesses égarées. Début 2016, lorsque le nouveau président de la Fifa Gianni Infantino succède à Sepp Blatter - suspendu pour corruption -, il s'engage à replacer l'éthique au coeur de l'organisme. 

«La nouvelle Fifa est une démocratie, pas une dictature. C'est une organisation transparente, profondément honnête», martelait le juriste italo-suisse en 2017.

Mais, cette promesse tranche nettement avec les nouvelles clauses du code éthique de l'organisation dévoilées par l'agence AP news.

En effet, si la version 2012 du code prévoyait des «poursuites pour pots-de-vin et corruption» sans «période de limitation», désormais «les détournements de fonds, la manipulation de matches ou de compétition ne seront plus poursuivis après une période de dix ans». 

De manière similaire, les procureurs en charge de statuer sur ce code éthique bénéficieront à présent de cinq ans pour le faire, contre dix auparavant. 

la Diffamation, une nouvelle infraction

Enfin, la diffamation constitue une nouvelle infraction. 

«Les personnes concernées par ce code sont interdites de déclaration publique de nature diffamatoire à l'encontre de la Fifa ou de ses représentants», peut-on ainsi lire. 

Des sanctions pouvant aller jusqu'à cinq ans de suspension

De quoi renforcer encore davantage l'opacité de la Fifa.

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