Le gouvernement japonais reconnaît avoir artificiellement gonflé le nombre de ses salariés handicapés

Le porte-parole du gouvernement japonais, Yoshihide Suga, a promis des efforts. Le porte-parole du gouvernement japonais, Yoshihide Suga, a promis des efforts.[STR / JIJI PRESS / AFP]

L'exécutif japonais a présenté ses excuses pour avoir menti sur le nombre de ses salariés handicapés. 

Des milliers de fonctionnaires employés dans 27 ministères et agences gouvernementales au Japon étaient en effet déclarés «travailleurs handicapés» alors qu'ils ne disposaient d'aucun certificat d'invalidité. 

Une situation liée aux manipulations statistiques délibérées des organismes employeurs, de manière à faire croire qu'ils se conformaient aux lois en vigueur. Le gouvernement estimait en effet, dans ses chiffres officiels de 2017, la part de travailleurs handicapés à 2,49%, soit plus que le quota de 2,3% imposé par la loi aux administrations. Or, selon des chiffres révisés publiés mardi 28 août, seulement 1,9% des fonctionnaires souffrent réellement d'un handicap. 

Ces révélations ont suscité «une onde de choc incommensurable», selon le Conseil national du handicap. Le porte-parole de l'exécutif, Yoshihide Suga, a promis «des efforts» pour se mettre en conformité avec la loi l'année prochaine.

Mais le gouvernement pourrait avoir des difficultés à recruter de nouveaux travailleurs handicapés, dans un contexte général de pénurie de main d'œuvre, avec un nombre d'offres près de 1,5 fois supérieur au nombre de demandeurs d'emplois. 

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