L'ONU ouvre des négociations pour préserver la haute mer

L'ONU entend réagir à une situation climatique [AFP PHOTO / ALEXIS ROSENFELD]

L’ONU met le cap sur l’océan. Les ­Nations unies inaugurent mardi un cycle de négociations sur l’exploitation de la haute mer, cette zone maritime qui couvre près de 46 % de la surface de la planète.

Les pourparlers, menés à New York, doivent permettre d’établir d’ici 2020 un cadre juridique contraignant, capable d’enrayer la dégra­dation des ressources et de la biodiversité des océans. Quatre sessions de discussions de deux semaines chacune sont prévues pendant deux ans.

Une protection internationale nécessaire pour préserver ces immenses eaux, situées au-delà des juridictions nationales - la haute mer n'appartient à aucun Etat -, menacées par le changement climatique, le développement du transport maritime ou les industries ­extractives.

Face à l’urgence, les 193 Etats devront s’entendre sur le partage de connaissances en technologie marine, la création de zones protégées et la répartition des ­ressources génétiques marines. Les fonds marins offrent en effet une richesse génétique unique, sujet de convoitise pour leur utilisation dans la fabrication des médicaments du futur.

Des avancées auxquelles la Russie, le Japon ou les Etats-Unis risquent néanmoins de faire obstacle, redoutant une limitation de la pêche industrielle. En 1982, les Nations unies avaient adopté une convention sur le droit de la mer mais qui gardait pour la haute mer un principe de liberté, de survol, de navigation, de pêche et de recherche scientifique. Entrée en vigueur en 1994, les Etats-Unis avaient refusé d'y adhérer. 

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