États-Unis : une lycéenne sert des cookies contenant les cendres de son grand-père

«Les cookies étaient gris, ils n'avaient pas l'air normaux», a expliqué une lycéenne (image d'illustration). [Astrid Stawiarz / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP]

En Californie, une lycéenne a confectionné des cookies pour ses camarades. Ils contenaient les cendres de son grand-père. 

Le 4 octobre dernier, la jeune fille était arrivée au Da Vinci Charter Academy, une boîte de cookies sous les bras. Elle les avait préparés avec un autre camarade, et assurait qu'ils y avaient mis «un ingrédient spécial». 

Des cookies gris et sablés

Au moins neuf lycéens ont dégusté ces biscuits macabres, d'après les informations du lieutenant Paul Doroshov, qui s'est exprimé lors d'une conférence de presse. Certains «étaient prévenus, et les ont quand même mangés», a-t-il précisé. 

«Les cookies étaient gris, ils n'avaient pas l'air normaux», a expliqué une lycéenne qui a refusé un biscuit, Angelina Boggess, à Buzzfeed

Un autre adolescent, Andy Knox qui a lui mangé un cookie, a raconté cette drôle de dégustation à la chaîne locale KCRA-TV. «Si vous avez déjà mangé du sable étant enfant, vous savez, vous le sentez craquer sous la dent. C'était un peu comme ça», a-t-il affirmé. 

Après en avoir pris une bouchée, sa camarade lui a alors ri au nez, lui disant que le biscuit contenait les cendres de son grand-père. «J'ai cru qu'elle y avait mis de la drogue. Je ne la croyais pas, avant qu'elle sorte l'urne. J'étais vraiment, vraiment horrifié», a-t-il ajouté. «Elle avait déjà parlé des cendres de son grand-père avant», s'est souvenu Andy Knox. Elle avait proposé de lui en offrir s'il acceptait d'échanger sa place en classe avec un autre élève. 

Un cas difficile à qualifier

Le lycée Da Vinci Charter Academy a assuré, dans une lettre adressée aux parents d'élèves, qu'il n'y avait «aucun risque sanitaire pour le campus et les étudiants». 

Les policiers ont ouvert une enquête et ignorent pour l'instant comment qualifier les faits. «Je ne pense pas que ça entre dans une section criminelle», a expliqué le lieutenant Doroshov. «C'est un drôle de cas. C'est tellement inhabituel que ça demande plus de recherches», a-t-il ajouté. Ils étudient actuellement une section du Code pénal de Californie, consacrée à la profanation de cadavres. Mais l'élève ne sera certainement pas accusée de crime. 

Dans un message publié sur Facebook, le principal du lycée, Tyler Millsap, a assuré que la jeune fille était pétrie de remords. «C'est désormais une affaire de famille», a-t-il conclu. 

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