Japon : la princesse Ayako abandonne son titre impérial pour épouser un roturier

La princesse japonaise Ayako de Takamado a épousé Kei Moriya, un homme d'affaires japonais. [© Koji Sasahara / POOL / AFP]

Un vrai choix d'amour. La princesse japonaise Ayako de Takamado a renoncé à son titre impérial, en épousant un roturier, ce lundi 29 octobre à Tokyo.

La jeune femme de 29 ans – fille du défunt Norihito de Takamado, cousin de l'empereur Akihito – vient en effet d'épouser Kei Moriya, un homme d'affaires de 32 ans, spécialisé dans le transport maritime pour l'entreprise japonaise Nippon Yusen Kaisha.

Pas question pour autant de tourner le dos aux coutumes locales, pour ce mariage qui a eu lieu, dans le plus grand respect de la tradition impériale japonaise, au sanctuaire Meiji dédié aux âmes divines. Situé en plein coeur de Tokyo, il s'agit de l'un des plus importants sanctuaires shintoïstes.

Bonjour la bague, mais adieu les titres impériaux. Au Japon, depuis plus de soixante-dix ans, les femmes de la famille impériale doivent se retirer de l'ordre de succession au trône, dit «du chrysanthème». Un nom donné au trône impérial du Japon, depuis que l'insigne du chrysanthème à seize pétales (kiku) est utilisé par les empereurs.

La princesse Ayako sera donc désormais simplement appelée «madame Moriya», et ne pourra jamais hériter du trône impérial, même si un pécule de près de 107 millions de yen (soit près de 833.000 euros) lui a été offert par la famille royale lors de cette union. 

De fait, elle a ouvert la voie à sa jeune cousine de 25 ans, la princesse Mako d'Akishino, car l'aînée des quatre petits-enfants de l'empereur Akihito a elle-aussi déjà prévu d'épouser un roturier en 2020.

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