Khashoggi : encore «quelques semaines» avant de pouvoir sanctionner les responsables selon Washington

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo, le 23 octobre 2018 à Washington [ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / AFP/Archives] Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo, le 23 octobre 2018 à Washington [ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / AFP/Archives]

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a estimé jeudi qu'il faudrait encore «quelques semaines» avant que les États-Unis disposent de preuves suffisantes pour pouvoir imposer des sanctions aux personnes responsables de l'assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi.

«Nous continuons de comprendre la teneur des faits. Nous sommes en train d'examiner la mise en place de sanctions contre les personnes que nous avons été en mesure d'identifier à ce jour -qui ont participé à ce meurtre», a expliqué M. Pompeo sur la radio KMOX.

Mais «cela va nous prendre probablement une poignée de semaines supplémentaires avant que nous ayons assez d'éléments pour réellement mettre ces sanctions en œuvre, mais je pense que nous serons en mesure d'y arriver», a-t-il ajouté, rappelant que le président Donald Trump a affirmé que «nous allons demander des comptes aux personnes qui ont été impliquées dans la perpétration de ce crime ignoble».

Le parquet turc a dévoilé mercredi les circonstances du meurtre du journaliste saoudien, tué le 2 octobre par «strangulation» dès son entrée au consulat d'Arabie saoudite à Istanbul, avant que son corps ne soit démembré sur place.

M. Pompeo avait estimé peu après cette annonce que «le meurtre, l'assassinat de Jamal Khashoggi dans le consulat en Turquie viole les règles du droit international. Cela est très, très clairement le cas».

Sur la radio américaine, le chef de la diplomatie américaine a relevé que les États-Unis avaient «de profondes et longues relations stratégiques avec le royaume d'Arabie saoudite et, dans le même temps, le meurtre de Jamal Khashoggi dans le consulat en Turquie est inacceptable».

«Nous ne le cautionnons pas et nous ne permettrons pas qu'il reste sans conséquences», a poursuivi M. Pompeo, soulignant néanmoins que les États-Unis avaient "l'intention de s'assurer que ces relations (avec Ryad) restent intactes».

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