Un Américain exécuté sur la chaise électrique, une première depuis 2013

Edmund Zagorski a été a été électrocuté dans le pénitencier de haute sécurité de Nashville jeudi soir[Jose ROMERO / Tennessee Department of Corrections / AFP]

La mort d'Edmund Zagorski a été prononcée à jeudi soir dans le pénitencier de haute sécurité de Nashville, ont indiqué les services correctionnels du Tenessee. L'Américain âgé de 63 ans, condamné à mort, a été électrocuté.

C'est lui qui avait préféré ce mode d'exécution à la traditionnelle injection létale. En cas d'injection, «les 10 à 18 dernières minutes de sa vie seront une horreur absolue» contre «une douleur insoutenable, probablement pendant 15 à 30 secondes» en cas d'électrocution, avaient écrit ses avocats dans leur requête expliquant le choix de leur client avant l'exécution.  

La chaise électrique, qui n'est autorisée que dans neuf Etats aujourd'hui, est en effet loin d'être une solution indolore. Elle n'avait pas été utilisée depuis 2013 aux Etats-Unis. Avant l'exécution de jeudi soir, quatorze condamnés à mort sur près de 900 dans tout le pays étaient passés sur la chaise électrique depuis 2000. Dans ce contexte, le «choix» d'Edmund Zagorski «en dit long sur l'échec des injections létales», a commenté pour l'AFP le directeur du Centre d'information sur la peine de mort (DPIC), Robert Dunham, avant la mise à mort.

La chaise électrique, un moindre mal

Si les injections létales sont la méthode d'exécution la plus fréquente aux Etats-Unis, elles sont vivement contestées en raison de défaillances possibles de la drogue utilisée pour anesthésier les condamnés. 

En optant pour la chaise électrique, Edmund Zagorski avait en effet précisé ne pas être favorable pour autant à l'électrocution. «Je ne veux pas être soumis à la torture de l'injection», avait-il écrit aux autorités, mais «je considère que l'injection létale et l'électrocution violent toutes les deux mes droits».

Ses derniers mots furent : «C'est parti», a déclaré son avocate Kelley Henry lors d'une conférence de presse, en décrivant comment son corps avait été sanglé pour éviter qu'il ne se dresse pendant l'électrocution. «Il a reçu un choc violent avec le courant électrique», a-t-elle ajouté, en précisant que des éponges imbibées d'eau salée avaient été placées sur ses chevilles pour faciliter le passage du courant.

Zagorski avait été condamné à la peine capitale en 1984 dans le Tennessee, pour avoir tué et égorgé deux hommes qu'il avait attirés en promettant de leur vendre de la drogue. 

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