Mali : 37 morts dans l'attaque d'un village peul

(Illustration) Vue aérienne de la ville de Mopti, au centre du Mali, prise en octobre 2018[MICHELE CATTANI / AFP]

D'après un nouveau bilan, 37 civils ont été tués mardi matin dans l'attaque d'un village peul du centre du Mali, menée par des chasseurs traditionnels dozos, a annoncé le gouvernement malien. 

Le gouvernement «informe l'opinion nationale et internationale d'une attaque ayant fait 37 morts sur le village peul de Koulogon, commune de Koulogon Habé, dans le cercle de Bankass (région de Mopti)», dans un communiqué officiel publié mardi soir. L'exécutif malien précise que «des hommes armés habillés en tenue de chasseurs traditionnels dozos» ont mené cette attaque. «Outre les 37 morts enregistrés, tous des civils, le bilan fait état de plusieurs blessés et de nombreuses habitations incendiées», est-il également écrit. «Le gouvernement donne l'assurance que les auteurs des crimes seront punis avec toute la rigueur de la loi et appelle l'ensemble des communautés de la zone centre au calme», a-t-il ajouté.

Un précédant bilan établi par des sources parlementaire et de sécurité faisait état de 33 Peuls tués lors de cette attaque menée, selon elles, par des chasseurs dogons. Depuis l'apparition il y a quatre ans dans le centre du Mali du groupe jihadiste du prédicateur peul Amadou Koufa, les violences se multiplient entre les Peuls, traditionnellement éleveurs, et les ethnies bambara et dogon, pratiquant majoritairement l'agriculture.

Plus de 500 morts causés par les violences intercommunautaires en 2018

Ces violences intercommunautaires ont fait plus de 500 morts civils en 2018, selon l'ONU. Amadou Koufa a été tué fin novembre dans une opération militaire française soutenue par l'armée malienne, selon Paris et Bamako.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, à la faveur de la déroute de l'armée face à la rébellion à dominante touareg, d'abord alliée à ces groupes qui l'ont ensuite évincée. Les jihadistes ont été en grande partie chassés du nord du Mali ou dispersés à la suite du lancement en janvier 2013, à l'initiative de la France, d'une intervention militaire, qui se poursuit actuellement. Cependant, les violences jihadistes ont non seulement persisté, mais se sont propagées du nord vers le centre et le sud du Mali, puis au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des conflits intercommunautaires.

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