Les candidats démocrates en course pour la présidentielle de 2020

Dernière candidate en lisse, Kirsten Gillibrand est la quatrième élue démocrate à se lancer dans la course à la présidentielle de 2020 Dernière candidate en lisse, Kirsten Gillibrand est la quatrième élue démocrate à se lancer dans la course à la présidentielle de 2020 [ALEX WONG / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP]

Le Parti démocrate, sans réel leader il y a trois ans, se regénère et fait émerger une myriade de candidats, prêt à battre le fer face à Donald Trump en 2020. 

Les candidats déclarés

Elizabeth Warren 

dm_img_paysage_avant_crop_warren_scott_eisen_getty_images_north_america_afp.jpg©Scott Eisen / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

A 69 ans, la sénatrice fait figure de candidate de poids dans le camp démocrate. Sa déclaration de candidature au 31 décembre 2018, avec le lancement d'un comité exploratoire, a sonné le coup de départ des candidatures de grands noms démocrates. Sa priorité : défendre une classe moyenne «attaquée» par «les milliardaires et les grandes entreprises».

TULSI GABBARD

dm_img_paysage_avant_crop_gabbard_timothy_a._clary_afp.jpg©Timothy A. CLARY / AFP

Si elle était élue, elle deviendrait la plus jeune présidente des Etats-Unis : Tulsi Gabbard,  37 ans, représentante démocrate de Hawaï au  Congrès américain s'est portée candidate début janvier. Elue à 21 ans à l'Assemblée de Hawaï, en 2002, cette passionnée de surf s'était ensuite enrôlée dans la Garde nationale de Hawaï et avait quitté ses fonctions parlementaires pour se porter volontaire lors d'un déploiement d'un an en Irak, en 2005. 

Diverses polémiques ont néanmoins entaché la candidature : beaucoup lui reprochent sa rencontre, en janvier 2017, avec le dirigeant syrien Bachar al-Assad, et ce en pleine guerre civile. La trentenaire a également déclaré regretter des commentaires polémiques sur les homosexuels, remontant à sa jeunesse.

JULIAN CASTRO

dm_img_paysage_avant_crop_julian_castro_brendan_smialowski.jpg©Brendan Smialowski / AFP

Sourire éclatant, visage poupin et télégénie assurée : Julian Castro s'affirme parmi les solides candidatures démocrates. Ses racines mexicaines, sont revendiquées  comme un étendard. Ancien ministre du logement sous le deuxième mandat de Barack Obama (2014-2017), il avait réussi à briller lors d'un speech mémorable à la convention démocrate de 2012. Un moment scruté pour révéler les jeunes loups du parti à l'âne. Son atout charme : un frère jumeau à la ressemblance troublante, également élu au Congrès, pour une double dose de charme. 

KIRSTEN GILLIBRAND

dm_img_paysage_avant_crop_gillibrand_alex_wong_getty_images_north_america_afp.jpg©ALEX WONG / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Connue pour sa farouche défense des victimes d'agressions sexuelles, bien avant l'émergence du mouvement #MeToo, la sénatrice démocrate Kirsten Gillibrand a annoncé à la mi-janvier qu'elle se portait candidate. En septembre, la représentante de l'Etat de New York avait d'ailleurs assisté visiblement émue à l'audition tendue du juge conservateur Brett Kavanaugh, accusé de tentative de viol, pour sa confirmation à la Cour suprême.

Dans son viseur : l'économie, le droit à «un système de santé» le «racisme institutionnel», «la corruption et la course aux profits à Washington» et les groupes d'intérêts spéciaux.

Les pressentis

Joe Biden

dm_img_paysage_avant_crop_000_1c51s9.jpg©MANDEL NGAN / AFP

Selon les médias américains, l'ancien vice-président de Barack Obama, Joe Biden, est prêt à entrer dans la course à la présidence. Ce «centriste» du parti se positionne d'ailleurs en tête des derniers sondages. En pleine promotion dans le Montana de son dernier livre «Promise Me, Dad», sorti en 2017, il a même estimé être «la personne la plus qualifiée dans le pays pour être président». 

Certaines critiques pourraient néanmoins le disqualifier d'avance : sa conduite d'une audition sénatoriale teintée de machisme, menée en 1991 auprès d'une femme qui accusait de harcèlement sexuel un candidat à la Cour suprême fait tâche dans une Amérique post-#MeToo. Joe Biden a depuis regretté cet épisode et affirmé récemment que toutes les femmes présentant de telles accusations devaient être prises au sérieux. 

Michael Bloomberg

dm_img_paysage_avant_crop_bloomberg_monica_schipper_getty_images_north_america_afp.jpg©Monica Schipper / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

A 76 ans, l'ancien maire de la ville de New York, Michael Bloomberg, a d'ores et déjà déclaré que ce n'était pas son âge qui allait l'empêcher de viser le bureau ovale.  Mais l'ancien républicain tergiverse et raconte partout qu'il doit décider s'il est possible de gagner avant de s'engager. Celui qui compte parmi les plus grandes fortunes du pays, a également annoncé qu'il financerait lui-même sa campagne, axée sur le changement climatique, l'éducation ou la santé publique. 

Bernie Sanders

dm_img_paysage_avant_crop_063_1059430482_0.jpg©Ethan Miller / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Le controversé élué démocrate de 77 ans, ancien candidat à la présidence déchu face à Hilary Clinton arrive en seconde place des sondages sur les candidats potentiels du côté démocrate, sans avoir encore annoncé sa candidature.

Une ambition qui pourrait être tuée dans l'œuf, suite aux accusations de femmes pour harcèlement sexuel de la part de responsables régionaux de ses équipes de campagne lors de la primaire démocrate en 2016. L'éternel sénateur du Vermont (depuis 2007) s'est rapidement excusé.

L'ancien sénateur de Virginie occidentale, Richard Ojeda, l'ex-élu du Maryland, John Delaney, la représentante du Minnesota Amy Klobuchar, le sénateur du New Jersey, Cory Booker ou la populaire sénatrice de Californie, Kamala Harris, sont également pressentis pour la course à la présidentielle. 

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