Un demi-million de personnes attendues samedi pour la «Women's March»

Une nouvelle «vague rose» est attendue samedi dans les rues de Washington Une nouvelle «vague rose» est attendue samedi dans les rues de Washington [Alex Wroblewski / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP]

Le poing toujours levé contre le président. Shutdown ou non, plus d'un demi-million de manifestantes sont attendues samedi 19 janvier dans les rues de Washington et dans une centaine de ville aux Etats-Unis pour la «Women’s March».

Le mouvement pour la défense des droits des femmes, né en 2017 en réaction à l’élection de Donald Trump, continue de mobiliser.

L’année passée, la nomination à la Cour suprême du juge conservateur Brett Kavanaugh, accusé de tentative de viol, ou l’arrêt des subventions au planning familial ont cristallisé les tensions et suscité l’espoir d’une nouvelle «vague rose» sur les grandes avenues du pays. 

D’autant plus que les femmes n’ont jamais été aussi présentes sur la scène politique américaine : 127 ont été élues aux dernières élections de mi-mandat, un record.

La sénatrice Kirsten Gillibrand, pilier de #MeToo, connu pour sa défense des victimes d'aggressions sexuelles, a même créé la surprise chez les démocrates en se lançant cette semaine dans la course à la présidentielle.

Troublante polémique

Reste que l’édition 2019 de la marche pour les femmes est d’ores et déjà entachée par un troublante polémique aux Etats-Unis depuis que deux leaders du mouvement se voient accusées d'antisémitisme

Les militantes Tamika Mallory et Carmen Perez, respectivement noire et hispanique, auraient clammé lors d'une réunion à Vanessa Wruble, autre membre organisateur du mouvement, blanche et d'origine juive, que les Juifs avaient une responsabilité particulière dans l'exploitation et l'esclavage des personnes de couleur aux Etats-Unis.

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