Des scientifiques chinois affirment avoir cloné des singes pour la recherche

Une prouesse qui, d'après les chercheurs, servira à traiter des pathologies chez les humains. [HANDOUT / Chinese Academy of Sciences / AFP].

Une équipe de scientifiques chinois a annoncé, jeudi 24 janvier, avoir réussi à cloner cinq singes à des fins de recherche médicale. Une prouesse présentée comme une première mondiale mais qui reste controversée.

Les primates ainsi dupliqués sont tous issus d'un spécimen unique dont les gènes avaient été modifiés pour le rendre malade.

Concrètement, les chercheurs de l'Institut de neuroscience de l'Académie des sciences de Shanghai ont fait des manipulations pour que le singe «source» développe des troubles du rythme circadien, c'est-à-dire de son «horloge biologique», puis l'ont ensuite cloné à cinq reprises.

Ils ont ont ensuite découvert que les cinq singes clonés, tous nés au cours des six derniers mois, montraient des signes de problèmes mentaux (dépression, anxiété, comportements liés à la schizophrénie) associés à des troubles du sommeil.

Traiter des pathologies humaines

D'après les scientifiques, leurs constations pourront ensuite servir à la recherche sur les maladies psychologiques humaines puisque leurs homologues du monde entier, voulant élaborer de nouveaux médicaments ou traitements, pourront travailler sur des animaux génétiquement semblables, ayant des maladies bien spécifiques.

Les résultats de cette expérience, révélés dans la publication anglophone National Science Review, ont été présentés par les médias chinois comme une première mondiale, provoquant une nouvelle polémique, tant dans le pays qu'à l'étranger.

A cet égard, en novembre dernier, un autre chercheur chercheur chinois avait annoncé avoir fait naître deux bébés humains dont les gènes avaient été modifiés pour les protéger du virus du sida.

Très critiqué par Pékin et par la communauté scientifique internationale, il est désormais visé par une enquête et a été démis de ses fonctions par l'université qui l'employait.

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Derniers articles