Tout savoir sur Cory Booker, le candidat à l'investiture démocrate comparé à Barack Obama

Cory Booker est sénateur depuis octobre 2013.[Sean Rayford / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP]

Cory Booker a annoncé, ce 1er février, sa candidtaure à l'investiture démocrate pour la présidentielle américaine de 2020. «Super maire», végan, célibataire et charismatique : qui est cet homme politique souvent comparé à l'ex-président Barack Obama ?

«L'histoire de notre nation est définie par l'action collective, par les destins entrelacés des esclaves et des abolitionnistes, de ceux qui sont nés ici et de ceux qui ont choisi l'Amérique comme leur maison (...). Ensemble, nous pouvons rediriger notre douleur commune vers un objectif commun», a déclaré dans une vidéo annonçant sa candidature le sénateur démocrate du New Jersey.

Comme Barack Obama, Cory Booker est un orateur hors pair, connu pour ses éclats de rire et adepte des actions de terrain. Fils de cadres d'IBM militant pour les droits civiques, il a grandi dans des milieux essentiellement blancs comme l'ancien président. Il a aussi fréquenté des universités d'élite (Stanford et Yale), puis est retourné dans des quartiers difficiles, un parcours qui nourrit son message de rassemblement. Mais au moins une caractéristique le sépare de Barack Obama, célibataire, c'est seul qu'il va aller à la conquête de l'investiture.

Adepte des coups d'éclat

«Les normes familiales ont radicalement changé», assurait-il au Philadelphia Inquirer en décembre. «Des gens dans toutes sortes de situations familiales se font élire, y compris le président (Donald Trump), marié trois fois, a-t-il déclaré. Je crois que les vieilles conventions ne s'appliquent plus.»

Le sénateur noir s'était fait remarquer, avec Kamala Harris, elle aussi candidate à l'investiture démocrate, lors de l'audition diffusée à la télévision de Brett Kavanaugh au Sénat. Il s'était, en effet, comparé à Spartacus (esclave et gladiateur de la Rome antique qui avait mené une rebellion contre la République romaine), se disant prêt à perdre son siège au Sénat pour dévoiler des documents confidentiels sur les positions du juge Kavanaugh sur la discrimination raciale.

Ce n'était pas son premier coup d'éclat. En 2012, Cory Booker était entré dans une maison en feu pour sauver une voisine. L'ex-joueur de football américain d'1,90 mètres en est ressorti avec des brûlures au second degré et un surnom, «super-maire».

En effet, avant d'entrer au Sénat en octobre 2013, Cory Booker, 49 ans, a été maire de 2006 à 2013 de Newark. En 2002, il avait échoué à conquérir la ville après une élection très disputée. Durant son mandat de maire, il a été loué pour sa capacité à attirer de nombreuses entreprises et pour avoir donner un nouveau souffle au centre-ville. Malgré cela, une partie des habitants ont déploré qu'il s'occupe principalement de son image nationale, rapporte CBS News. Il avait entamé une grève de la faim pour attirer l'attention sur les problèmes de drogue et fait des virées de nuit avec les policiers, les caméras toujours proches.

La justice comme cheval de bataille

Devenu sénateur, il a fait de la réforme de la justice et la légalisation de la marijuana ses chevaux de bataille. Il pointe régulièrement du doigt le taux d'incarcération disproportionné des minorités pour des délits liés au cannabis. Cory Booker a été l'un des sénateurs à l'origine du «First Step Act», l'un des rares projets de loi bipartisan signé par le président Donald Trump. Il vise notamment à alléger les peines lourdes pour certains délinquants, à donner plus de latitude aux juges dans la détermination des peines pour des criminels de bas niveau, et à améliorer les conditions de détention des femmes.

Lors de la campagne de 2016, cet adepte de Twitter était pressenti pour être candidat mais il ne s'était pas présenté. Hillary Clinton, la candidate du camp démocrate, envisagera de le prendre comme co-listier mais choisira finalement Tim Kaine.

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