Venezuela : Nicolas Maduro favorable à des législatives anticipées cette année

Le 30 janvier, Nicolas Maduro s'était déjà dit prêt à organiser des législatives anticipées mais s'était opposé à une nouvelle présidentielle, expliquant qu'elle venait d'avoir lieu.[Yuri CORTEZ / AFP]

L'opposant vénézuélien Juan Guaido, qui s'est proclamé président, a annoncé que le mois de février sera «déterminant» pour chasser du pouvoir le chef de l'Etat Nicolas Maduro, qui a menacé en réponse d'avancer les élections législatives pour renouveler le Parlement contrôlé par ses adversaires.

Il s'est dit favorable à des élections législatives anticipées dans le courant de cette année, alors qu'elles sont prévues en 2020 et que le Parlement est actuellement contrôlé par l'opposition, même si dans les faits l'essentiel de ses prérogatives a été confisqué par une Assemblée constituante uniquement composée de partisans du chef de l'Etat.

L'Assemblée constituante appelle à «des élections législatives anticipées cette année (...) Je suis d'accord et je m'engage en faveur de cette décision», a déclaré Nicolas Maduro devant des milliers de partisans rassemblés à Caracas.

Deux hommes se disputent le pouvoir

Le Venezuela, pays pétrolier qui fut le plus riche d'Amérique latine, connaît l'une des pires crises de son histoire. Deux hommes se disputent le pouvoir, Nicolas Maduro, qui n'est pas reconnu par une partie de la communauté internationale, et l'opposant Juan Guaido, soutenu par les Etats-Unis, la plupart des Etats latinoaméricains et certains pays européens.

Juan Guaido, qui préside le Parlement, s'est proclamé le 23 janvier «président en exercice» du pays, promettant un «gouvernement de transition» et «des élections libres».

Le 30 janvier, Nicolas Maduro s'était déjà dit prêt à organiser des législatives anticipées mais s'était opposé à une nouvelle présidentielle, expliquant qu'elle venait d'avoir lieu. Son nouveau mandat de six ans a commencé officiellement le 10 janvier.

Mais le successeur d'Hugo Chavez est contesté par l'opposition, qui dénonce des pressions sur les électeurs et une forte abstention lors du scrutin présidentiel du 20 mai.

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