Jeff Bezos accuse un tabloïd de chantage à la photo intime

Le fondateur d'Amazon a engagé des détectives privés pour déterminer notamment de quelle manière le journal avait eu accès à ces informations[JIM WATSON / AFP]

Dans une longue tribune publiée le 7 février sur le site Medium.com, Jeff Bezos a dénoncé les menaces dont il est actuellement victime, accusant le «National Enquirer» de le faire chanter avec des photos intimes. 

L'histoire a commencé quelques jours plus tôt, lorsque le «National Enquirer» a publié un long dossier sur la relation extra-conjugale supposée de Jeff Bezos après l'annonce de son divorce. Dans cette enquête, l'hebdomadaire a notamment dévoilé des SMS intimes échangés entre le milliardaire et l'ancienne animatrice Lauren Sanchez.

Furieux, le fondateur d'Amazon a engagé des détectives privés pour déterminer notamment de quelle manière le journal avait eu accès à ces informations. Une initiative que n'aurait pas appréciée David Pecker, le dirigeant du groupe AMI, auquel le tabloïd appartient. 

«Ils m'ont dit qu'ils avaient d'autres messages et photos de moi et qu'ils les publieraient si nous ne cessions pas notre enquête», a expliqué Jeff Bezos. Avant de poursuivre : «Plutôt que de céder à l'extorsion et au chantage, j'ai décidé de publier exactement ce qu'ils m'ont envoyé, malgré l'humiliation personnelle que cela engendre».

Des liens étroits avec Donald Trump et l'Arabie Saoudite

Autre bombe lâchée dans la tribune du milliardaire : les liens entre AMI et le prince Mohammed ben Salmane, que plusieurs soupçonnent d'avoir orchestré le meurtre de Jamal Khashoggi, ancien collaborateur du Washington Post, racheté en 2013 par Jeff Bezos. 

Persuadé d'être dans le viseur de certaines figures politiques influentes, Jeff Bezos a décidé de réagir. Ainsi, il a également profité de sa tribune pour rappeler la proximité entre Donald Trump (régulièrement épinglé par le Washington Post) et David Pecker. 

Quelques heures après la publication de la tribune, Ronan Farrow, journaliste à l'origine de plusieurs révélations scandaleuses, a réagi sur son compte Twitter en affirmant avoir lui aussi dans le passé été victime d'intimidation du «National Enquirer».

 

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