Une «maison de l'horreur» découverte au Texas : des enfants enfermés dans une cage

«C’est le pire cas de maltraitance d’enfants que j’ai eu à traiter en 44 ans d’exercice», a témoigné le shérif. [Alex Edelman / AFP]

Une nouvelle maison de l’horreur. Des policiers intervenant mardi dans une maison du Texas pour une dispute de couple ont découvert quatre enfants souffrant de malnutrition, dont deux étaient enfermés dans une cage.

Les deux plus âgés, un garçon de 5 ans et une fille de 4 ans, étaient dans cette cage pour chien, partiellement habillés et sales, tandis que les deux plus jeunes, deux garçons de 3 et 1 an se trouvaient dans une grange, les vêtements maculés d’urine et de selles.

Tous étaient affamés et assoiffés. «Il y avait beaucoup de nourriture mais le réfrigérateur et les placards étaient fermés à clé», a expliqué Lane Akin, le shérif du comté de Wise, cité par CBS News.

«Le pire cas de maltraitance en 44 ans»

Les enfants ont aussitôt été transportés à l’hôpital pour être examinés et soignés. Ils ont depuis été placés en famille d’accueil.

Le couple a quant à lui été arrêté. Ils devront répondre devant la justice de quatre chefs d’inculpations pour mise en danger d’enfants. Paige Isabow Harkings, 24 ans, est également accusée d’agression aggravée sur son conjoint. Ce dernier, Andrew Joseph Fabila, également âgé de 24 ans, présentait de nombreuses coupures au visage lorsque la police est intervenue à leur domicile. Il serait le père de deux des quatre enfants de sa compagne.

«C’est le pire cas de maltraitance d’enfants que j’ai eu à traiter en 44 ans d’exercice», a témoigné le shérif.

Cette affaire n’est pas sans rappeler un précédent cas de «maison de l’horreur». En janvier 2018,  les policiers étaient intervenus en Californie dans une maison où vivaient 13 enfants, âgés de 2 à 29 ans, vivants dans des conditions d’extrême saleté et souffrant de malnutrition sévère. Certaines des victimes étaient enchaînées à leur lit lorsqu’elles ont été découvertes.

Les investigations avaient révélé que les 13 enfants séquestrés n’étaient autorisés à se doucher qu’une fois par an maximum et vivaient entravés la plupart du temps.

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