Le jihadiste français Fabien Clain, impliqué dans les attentats du 13 Novembre, tué en Syrie

Le jihadiste français Fabien Clain a été tué mercredi après-midi en Syrie par une frappe de la coalition internationale. Le jihadiste français Fabien Clain a été tué mercredi après-midi en Syrie par une frappe de la coalition internationale. [OFF / AFP]

Le jihadiste français Fabien Clain, considéré comme la «voix» qui a revendiqué au nom de Daesh les attentats du 13 novembre 2015 à Paris, a été tué mercredi après-midi en Syrie par une frappe de la coalition internationale. Le gouvernement français est encore dans l’attente d’une analyse ADN pour officialiser sa mort.

Selon France Inter qui a révélé l'information, son frère Jean-Michel, autre figure française du jihad, a été grièvement blessé lors d'une frappe de la coalition.

Les forces anti-Daesh sont en passe de faire tomber l'ultime réduit de l'organisation jihadiste dans l'est de la Syrie. 

Les voix des frères Clain avaient été rapidement identifiées dans la revendication de Daesh suite aux attentats du 13 novembre 2015 à Paris, qui avaient fait 130 morts et des centaines de blessés.

Fabien Clain, 41 ans, était la voix du message sonore du groupe terroriste diffusé au lendemain des attaques perpétrées par leq trois commandos d'hommes revenus de Syrie.

Son frère Jean-Michel, 38 ans, avait quant à lui été reconnu dans les Anasheeds - chants religieux - de l'enregistrement.

Des vétérans du jihad

Vétérans du jihad, les deux hommes étaient dans le viseur des services antiterroristes depuis des années. Originaires de La Réunion, les deux frères ont grandi dans l'Orne avant de s’installer à Toulouse et de devenir des proches de Mohamed Merah, auteur de tueries dans la même ville en 2012.

Converti à l'Islam dans les années 1990, Fabien Clain, alias «frère Omar», et son frère se seraient radicalisés au début des années 2000. En 2009, Fabien Clain avait été condamné à cinq ans de prison, aux côtés d'un autre jihadiste français, Thomas Barnouin, dans l'affaire d'une filière dite d'Artigat.

Estimant avoir démontré leur implication dans les attentats du 13 novembre, les juges d'instruction avaient émis un mandat d'arrêt contre eux en juin 2018. Les deux frères se trouvaient donc toujours en Syrie et avaient été repérés il y a plusieurs jours dans la région. Ils étaient considérés comme résolus à poursuivre le combat en dépit des nombreuses défaites militaires du groupe jihadiste aujourd'hui réduit à une ultime poche de combattants. 

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