Brexit : un délai supplémentaire serait une solution «rationnelle» pour Tusk

Le président du conseil européen Donald Tusk (D) et la Première ministre britannique Theresa May (G), le 24 février 2019 à Charm el-Cheikh, en Egypte [Francisco Seco / POOL/AFP] Le président du conseil européen Donald Tusk (D) et la Première ministre britannique Theresa May (G), le 24 février 2019 à Charm el-Cheikh, en Egypte [Francisco Seco / POOL/AFP]

Le président du Conseil européen Donald Tusk a estimé lundi qu'un délai supplémentaire pour le Brexit, au-delà de la date limite du 29 mars, serait une solution «rationnelle» pour Londres.

«Je pense que, compte tenu de la situation dans laquelle nous nous trouvons, un délai supplémentaire serait une solution rationnelle», a estimé Donald Tusk lors d'une conférence de presse à Charm el-Cheikh (Egypte), au premier sommet des chefs d'Etats de la Ligue arabe et de l'Union européenne.

Mais «la Première ministre (Britannique, Theresa) May, pense toujours qu'elle pourra éviter ce scénario», a-t-il ajouté.

Mme May, qui a différé dimanche «d'ici au 12 mars» un vote des députés britanniques sur l'accord de Brexit, veut se donner plus de temps pour tenter de renégocier le texte avec Bruxelles avant la date-butoir actuelle du 29 mars.

Elle avait précédemment indiqué se laisser jusqu'à ce mardi pour trouver une issue sur le Brexit.

 «Nous faisons de bons progrès»

Theresa May, qui participe au sommet de Charm el-Cheikh, a eu plusieurs échanges sur la question avec ses partenaires européens dimanche et lundi.

Elle a également rencontré M. Tusk ainsi que le président de la commission européenne Jean-Claude Juncker.

Au cours de la conférence de presse lundi, ce dernier a simplement assuré: «nous faisons de bons progrès».

Depuis le rejet massif de l'accord de divorce par les députés britanniques en janvier, Theresa May tente de renégocier avec Bruxelles une nouvelle version du texte susceptible de rallier une majorité parlementaire. Sans succès jusqu'à présent.

Elle souhaite obtenir des «changements contraignants» au «filet de sécurité» (ou «backstop» en anglais), une disposition décriée au Royaume-Uni censée garder ouverte la frontière en Irlande après le Brexit.

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