Tuerie du musée juif de Bruxelles : perpétuité pour Mehdi Nemmouche

Croquis de la présidente de la cour d'assises de Bruxelles, Laurence Massart (g), et de Mehdi Nemmouche, dessiné lors de l'audience du 3 mars 2019 à Bruxelles [IGOR PREYS / BELGA/AFP/Archives] Croquis de la présidente de la cour d'assises de Bruxelles, Laurence Massart (g), et de Mehdi Nemmouche, dessiné lors de l'audience du 3 mars 2019 à Bruxelles [IGOR PREYS / BELGA/AFP/Archives]

Le jihadiste français Mehdi Nemmouche a été condamné mardi à la prison à vie pour avoir perpétré en mai 2014 la tuerie du musée juif de Bruxelles.

Il avait été reconnu coupable des quatre «assassinats terroristes» par la justice belge. Son co-accusé Nacer Bendrer a écopé de quinze ans de prison.

L'issue de ce procès fleuve, dont les débats ont duré du 10 janvier au 5 mars avec une centaine de témoins convoqués à la barre, laissait peu de place au doute.

«Le suspense est faible, entre la peine la plus forte et juste un petit peu en dessous éventuellement, mais je m'attends à des peines très sévères», avait dit Me Marc Libert, qui défend les proches des époux Riva, deux Israéliens assassinés au musée.

Mehdi Nemmouche [Paz PIZARRO / AFP]

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Mehdi Nemmouche

Jeudi, après deux jours et demi de délibérations, les 12 jurés et les trois magistrats professionnels avaient estimé que Nemmouche et son co-accusé Nacer Bendrer étaient tous deux auteurs de la tuerie. Le premier a été reconnu coupable d'avoir abattu de sang-froid, en moins d'une minute et demie, les époux Riva ainsi qu'un jeune employé belge et une bénévole française, le 24 mai 2014 au musée juif.

Le second, un délinquant marseillais, avait été désigné «co-auteur» de l'attaque antisémite pour avoir fourni les armes et les munitions. Une aide «indispensable» sans laquelle le quadruple assassinat n'aurait pu être commis, d'après l'arrêt de la cour. Les jurés étaient allés au-delà de ce que réclamait l'accusation, qui voyait en Bendrer un «complice».

«Loup de la même meute»

Le Marseillais clamait son innocence. Au procès, il avait reconnu que Nemmouche lui avait demandé une Kalachnikov début avril 2014. Mais il avait affirmé n'avoir pas donné suite. Sans convaincre les jurés.

Nacer Bendrer purgeait déjà une peine de prison en France. En septembre il avait été condamné à cinq ans d'emprisonnement pour une tentative d'extorsion de fonds à Marseille dans le milieu du narcobanditisme. L'appel doit être jugé le 29 mars.

Concernant Nemmouche, radicalisé en prison avant de rejoindre Daesh en Syrie en 2013, la cour d'assises avait «écarté» la thèse de sa défense, qui l'avait décrit comme la victime d'un «piège» tendu par de supposés agents des services iraniens ou libanais pour lui faire porter la responsabilité de la tuerie.

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