Attentat de Christchurch : ce que l'on sait

Deux mosquées ont été ciblées par le tireur, faisant plusieurs dizaines de victimes. [Tessa BURROWS / AFP]

La ville de Christchurch en Nouvelle-Zélande a été le théâtre ce vendredi 15 mars d’une attaque terroriste visant deux mosquées de la ville. Un bilan provisoire fait état de 49 morts et une cinquantaine de blessés par balles. Trois personnes sont en garde à vue et Brenton Tarrant, un Australien de 28 ans, a été identifié comme étant le tireur principal.

La Première ministre de Nouvelle-Zélande, Jacinda Ardern a souligné que le pays connaissait l’une des journées «les plus sombres» de son histoire.

Le déroulé de l’attaque terroriste

Il était près de 13h30, heure locale, quand la police a été alertée d’une fusillade à la mosquée Masjid al Noor, en plein centre-ville. En ce vendredi, jour de prière, environ 300 personnes se trouvaient dans le lieu de culte, selon la presse néo-zélandaise.

Le tireur, vêtu d’une tenue d’aspect militaire et muni de deux armes automatiques, a pénétré dans la mosquée tirant à plusieurs dizaines de reprises sur les personnes qui étaient en train de prier. Des témoins décrivent des scènes d’horreur, évoquant notamment des enfants abattus. L’homme serait brièvement ressorti de la mosquée pour récupérer des munitions dans son coffre, avant de revenir vers le bâtiment et de tirer de nouveau.

Une autre attaque s’est produite peu après à la mosquée de Linwood Avenue, dans la banlieue de Christchurch. Le terroriste aurait alors tiré à l’extérieur et à l’intérieur du lieu de culte. «Toute la mosquée était remplie de sang et de cadavres. C’était comme un champ de bataille», raconte un témoin au site néo-zélandais Stuff.

Les autorités ont par ailleurs indiqué avoir désamorcé des engins explosifs retrouvés dans les véhicules des suspects.

Qui est le terroriste présumé ?

Trois personnes se trouvaient en garde à vue ce vendredi. Parmi eux le tireur principal a été formellement identifié.

Il s’agit de Brenton Tarrant, un Australien de 28 ans, décrit par le Premier ministre de son pays, comme étant un «terroriste d’extrême droite et violent».

Avant l’attaque, le tireur présumé avait posté sur Internet un long document, intitulé «Le grand remplacement», du nom d’une thèse complotiste prisée des réseaux d’extrême droite. Dans ce document, l’homme annonçait l’imminence de l’attentat.

Le terroriste présumé a été arrêté dans sa voiture, qui contenait des armes et des explosifs. Le commissaire de police Mike Bush a précisé qu'il a été inculpé de meurtre et qu'il devrait comparaitre samedi. 

On ignore encore dans quelle mesure les deux autres interpellés ont participé à l’attentat. Dans un premier temps, une quatrième arrestation avait été annoncée mais les autorités ont établi qu'il n'y avait pas de lien avec les événements. 

Le bilan des victimes

Selon le chef de la police, Mike Bush, 49 personnes ont été tuées dans l’attentat, dont des enfants. 41 personnes sont décédées à la mosquée Masjid al Nour, 7 à la mosquée de Linwood Avenue et une personne est décédée à l'hôpital.

Les autorités font par ailleurs état d'une cinquantaine de blessés par balles. 

Une cagnotte en ligne destinée à soutenir les victimes de l'attentat a été lancée. Quelques heures après l'attaque, près de 15.000 dollars avaient été récoltés. 

L'attentat a été livestreamé 

Le tireur présumé a filmé et diffusé en direct sur Facebook au moins l'une des deux attaques de mosquée. La vidéo s'est retrouvée ainsi sur Facebook mais également sur YouTube, Twitter et Instagram. Les images originales ont été supprimées par les divers réseaux et ces derniers ont indiqué qu'ils s'efforcaient de supprimer toutes les versions copiées du direct. 

La police néo-zélandaise a également lancé un appel à ne pas partager «ces images extrêmement pénibles». 

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