Manifestations en Algérie, en direct : une nouvelle mobilisation gigantesque en Algérie

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika est toujours confronté à une contestation inédite en vingt ans de pouvoir malgré son annonce du lundi 11 mars dans laquelle il renonce à briguer un cinquième mandat. Née le 22 février, la mobilisation reste intacte et les manifestants dénoncent «une ruse» du chef de l'Etat et de son entourage.

12H02

«On ne lâchera pas» : pour nombre d'Algériens ou de Français d'origine algérienne, réunis par milliers ce dimanche encore à Paris et par centaines en province, les manifestations dominicales se poursuivront jusqu'à ce que le régime algérien «entende le peuple», selon les témoignages recueillis par l'AFP.

Vendredi 15 mars

21H58

Les Algériens sont à nouveau très massivement descendus dans la rue vendredi, principalement à Alger, pour dire leur refus clair de la prolongation sine die du mandant du président Abdelaziz Bouteflika. Il s'agit du 4e vendredi consécutif de contestation nationale.

A Alger, même si le nombre de manifestants était difficile à établir en l'absence de chiffres officiels, la mobilisation a été au moins similaire à celle du vendredi précédent, jugée exceptionnelle par les médias et analystes algériens.

Oran, Constantine et Annaba, les 2e, 3e et 4e villes du pays ont également été le théâtre de mobilisations très importantes, comme la semaine dernière, selon des journalistes de médias locaux sur place. Des sources sécuritaires ont recensé des manifestations dans au moins la moitié des préfectures du pays, du Nord au Sud.

20H54

Le président de la Commission de l'Union africaine Moussa Faki a salué vendredi le «caractère pacifique» des manifestations menées par les Algériens contre la prolongation sine die du mandat du président Abdelaziz Bouteflika au-delà du terme prévu.

17H16

«La Casa del Mouradia», chant de supporter d'un club algérois composé en 2018 pour témoigner du mal-être de la jeunesse algérienne, est devenu l'un des hymnes des manifestants contre la prolongation du mandat du président Abdelaziz Bouteflika.

14h46

Une foule immense est désormais réunie dans le capitale en ce quatrième vendredi de manifestation. 

La mobilisation est également «très forte» à Oran, deuxième ville d'Algérie, selon les constatations des journalistes algériens. 

11h40

Des milliers de personnes manifestent actuellement dans le centre d'Alger.

Jeudi 14 mars

21H05

Le derby algérois de foot a été largement boycotté jeudi en réponse à un appel aux supporteurs à ne pas assister à la rencontre en raison de craintes de violences qui pourraient mettre au pas la contestation contre le pouvoir en Algérie. Le Stade du 5-Juillet (80.000 places) est resté largement vide tout au long de cette rencontre de championnat entre les deux clubs rivaux de la capitale Alger, selon un photographe de l'AFP. Du jamais-vu pour un match qui draine habituellement les foules. La police anti-émeutes a été en revanche déployée en nombre.

19H39

Grande figure de la guerre d'indépendance de l'Algérie, Djamila Bouhired a appelé les Algériens qui réclament depuis trois semaines le départ du président Abdelaziz Bouteflika à ne pas se faire «voler» leur «victoire», après le report sine die de l'élection présidentielle. Dans un très virulent «Appel à la jeunesse algérienne en lutte» reçu jeudi par l'AFP, Djamila Bouhired dénonce «un système politique installé par la force en 1962» qui «tente de survivre par la ruse».

11H35

«Prenons garde. Que Bouteflika ne se représente pas, tant mieux; qu'il parte, c'est une nécessité. Mais attention à ce que le chaos ne s'installe pas en Algérie, car pour la France l'installation de l'islamisme en Algérie serait une catastrophe», a estimé Laurent Wauquiez sur RMC.

MERCREDI 13 MARS

18H36

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika n'a pas reporté la présidentielle et prolongé de fait son mandat pour rester au pouvoir mais parce que le scrutin était source de «division» des Algériens, a assuré mercredi le nouveau vice-Premier ministre Ramtane Lamamra.

14h59

Le mouvement de contestation ne faiblit pas ce mercredi, avec la mobilisation des enseignants et élèves du secondaire. Plus d'un millier de personnes ont ainsi défilé dans le centre de la capitale, contre l'extension sine die du 4e mandat du président, et plus largement afin de réclamer «une meilleur avenir» pour la jeunesse.

10h57

Un millier d'enseignants et d'élèves manifestent en ce moment dans le centre d'Alger.

09H54

Sur les réseaux sociaux, le hashtag «Mouvement_du_15_Mars» a déjà remplacé ceux des 22 février, 1er et 8 mars, pour appeler à une 4e mobilisation.

MARDI 12 MARS

18H52

Des milliers d'étudiants ont manifesté mardi à Alger, et dans d'autres villes du pays, pour dénoncer une «ruse» d'Abdelaziz Bouteflika pour se maintenir au pouvoir, au lendemain du retrait de sa candidature à un 5e mandat et du report sine die de la présidentielle.

10h29

10h14

Des messages relayés durant la nuit sur les réseaux sociaux appellent les étudiants à manifester mardi pour «la fin du système», en se disant peu dupes de l'apparent recul, la veille, du président Abdelaziz Bouteflika. A Alger, les étudiants ont rendez-vous dans la matinée, pour un 3e mardi consécutif, sur la Place de la Grande-Poste, bâtiment emblématique du coeur d'Alger, près de laquelle une demi-douzaine de camionnettes de police étaient déjà garées. A Annaba (nord-est), très mobilisée depuis le début du mouvement, les étudiants ont appelé à des rassemblements à l'intérieur des différents campus de la 4e ville du pays.

10h12

Marine Le Pen a demandé mardi que le gouvernement suspende l'octroi de visas aux Algériens pour prévenir un éventuel «afflux migratoire», relevant en Algérie une «soif de démocratie» comme en France, où «il n'y a pas véritablement (de démocratie) non plus» selon elle. «Il faut le faire. C'est une mesure raisonnable que de suspendre ces octrois» de visas pour les Algériens, a déclaré sur BFMTV-RMC la présidente du Rassemblement national (RN), dont le père et ancien président du FN (devenu RN) Jean-Marie Le Pen a émis cette idée sur Twitter.

09H37

Au lendemain de la décision d'Abdelaziz Bouteflika de ne pas briguer un cinquième mandat, Emmanuel Macron a appelé à «une transition d'une durée raisonnable».

LUNDI 11 MARS

22H38

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a «salué» lundi la décision du président algérien Abdelaziz Bouteflika de ne pas briguer un cinquième mandat et de «prendre des mesures pour rénover le système politique algérien».

«Je salue la déclaration du président Bouteflika par laquelle il annonce ne pas solliciter un cinquième mandat et prendre des mesures pour rénover le système politique algérien», a déclaré le ministre dans un communiqué. «La France exprime l'espoir qu'une nouvelle dynamique à même de répondre aux aspirations profondes du peuple algérien puisse s'engager rapidement», a ajouté le chef de la diplomatie française.

«La France réitère son attachement à ses liens d'amitié avec l'Algérie en formant des voeux de paix, de stabilité et de prospérité pour l'ensemble de son peuple», a conclu le ministre, dont le gouvernement affiche depuis le début des manifestations en Algérie une position de «ni ingérence, ni indifférence».

19H30

Le ministre de l'Intérieur Bedoui remplace Ouyahia comme Premier ministre.

18H35

Abdelaziz Bouteflika renonce à briguer un 5e mandat. Dans un message à la nation publié par l'agence officielle APS, il précise que la présidentielle prévue le 18 avril est reportée. Elle aura lieu «dans le prolongement» d'une «conférence nationale» chargée de réformer le système politique et d'élaborer un projet de Constitution d'ici fin 2019.

08h09

Pour la 3e semaine consécutive, une nouvelle marche estudiantine est prévue mardi.

DIMANCHE 10 MARS

18h44

Après deux semaines d'hospitalisation en Suisse pour des «examens médicaux», le président Abdelaziz Bouteflika est de retour en Algérie, a annoncé dimanche la présidence.

En parallèle, en France, la préfecture de police a indiqué que 10.000 personnes ont pris part à Paris à une manifestation contre un cinquième mandat du président algérien.

18h02

Des milliers de lycéens ont défilé dimanche en Algérie contre la candidature à un cinquième mandat du président Abdelaziz Bouteflika, l'arrivée d'un avion gouvernemental algérien depuis Genève laissant supposer un retour du chef de l'Etat qui était hospitalisé en Suisse.

L'avion aux couleurs du gouvernement algérien supposé ramener de Genève le chef de l'Etat Abdelaziz Bouteflika, a atterri dimanche à la base militaire aérienne de Boufarik, à une quarantaine de km au sud d'Alger, annoncent plusieurs chaînes algériennes d'information.

16h38

Un avion officiel algérien censé transporter le président Abdelaziz Bouteflika a quitté dimanche la Suisse, où le dirigeant avait suivi pendant deux semaines des examens médicaux.

L'appareil, un Gulfstream 4SP jet blanc aux couleurs de la République algérienne démocratique et populaire, qui était arrivé à l'aéroport de Genève dans la matinée, en a redécollé vers 16H00 locales (15H00 GMT), peu après l'arrivée d'un important convoi en provenance de l'hôpital où le président algérien avait été traité.

15h41

Des milliers de personnes ont une nouvelle fois manifesté dimanche dans plusieurs villes de France contre la candidature du président Bouteflika à un cinquième mandat en Algérie.

En Algérie, des milliers de lycéens défilent, tandis qu'un appel à la grève générale, lancé sur les réseaux sociaux, est diversement suivi à travers le pays.

Vendredi 8 mars

18H50

Les manifestants commencent à se disperser. Certains nettoient les rues de la ville selon tsa-algérie.com

15h25

Candidat à l'élection présidentielle, l'opposant Rachid Nekkaz a été interpellé vendredi à Genève par la police pour «violation de domicile». Il se trouvait à l'intérieur l'hôpital où est soigné le président algérien Abdelaziz Bouteflika, a appris l'AFP auprès de la police. 

Rachid Nekkaz est «auditionné dans les locaux de la police» genevoise, a déclaré la porte-parole Joanna Matta. 

12h45

Des milliers de personnes sont rassemblées dans le centre d'Alger, scandant des slogans hostiles à la candidature du président Abdelaziz Bouteflika. A la mi-journée, des flots d'hommes et de femmes, brandissant ou drapés dans des drapeaux algériens ont continué de converger vers la Place de la Grande-Poste, bâtiment emblématique du coeur d'Alger, rejoignant les milliers qui y sont déjà présents.

Jeudi 7 mars

19h25

Abdelaziz Bouteflika a perdu ces dernières 24 heures le soutien, qui lui est habituellement acquis, des trois importantes associations liées à la guerre d'indépendance dont il est un ancien combattant, selon des communiqués publiés dans les médias locaux. Dernier texte en date, jeudi, un communiqué de l'ONEC, l'Organisation nationale des Enfants de Chouhadas (combattants de la guerre d'indépendance tués au combat), annonçant le soutien de ses membres «au mouvement populaire contre le cinquième mandat» que brigue M. Bouteflika le 18 avril.

Les auteurs du communiqué, à en-tête de l'ONEC mais non signé, précisent se désolidariser du patron de l'organisation, Tayeb Houari, qui était du grand meeting de soutien à la candidature de M. Bouteflika, à Alger le 9 février. «Le communiqué ne reflète pas la position de toute l'organisation. Il est l'oeuvre d'un groupe de dissidents en conflit ouvert avec M. Houari», a expliqué à l'AFP Rabie Chalabi, un cadre de l'ONEC.

Cette dissidence arrive au lendemain de la défection de la puissante Organisation nationale des Moujahidine (ONM, qui regroupe les anciens combattants de la guerre d'indépendance), autre traditionnel soutien de son compagnon d'armes, M. Bouteflika, qui a apporté un soutien inattendu à la contestation.

Mercredi, l'association des anciens du MALG (service de renseignement de l'Armée nationale de Libération durant la guerre d'indépendance) a également retiré son soutien à la candidature de M. Bouteflika.

13H32

Le président algérien a appelé jeudi, dans un message diffusé par l'agence officielle APS, à «la vigilance» contre une possible «infiltration» de l'actuel mouvement de contestation contre sa candidature à un 5e mandat, susceptible de provoquer le «chaos». Tout en se félicitant que «le pluralisme démocratique (...) soit désormais une réalité palpable», il a mis en garde contre «une quelconque partie insidieuse, de l'intérieur ou de l'extérieur» qu'il n'a pas nommée, pouvant «susciter la Fitna» (discorde, en arabe).

Mercredi 6 mars

18h41

Le directeur de campagne du candidat Ali Ghediri, Mokrane Aït Larbi, a annoncé mercredi sa démission. Dans un texte reçu par l'AFP - à qui il a confirmé son retrait de vive voix - Me Mokrane Aït Larbi indique se «retirer du processus électoral prévu en cours, pour continuer à être actif parmi les Algériennes et les Algériens en lutte au service de notre pays».

12H35

Un important dispositif policier reste déployé mercredi à Alger, au lendemain de nouvelles importantes manifestations organisées par les étudiants qui n'entendent pas relâcher la pression sur le président Bouteflika pour qu'il renonce à sa 5e candidature à la présidentielle. Aucun rassemblement n'est prévu mercredi en Algérie. 

Les Algériens ont l'esprit déjà à vendredi, premier jour de weekend, désormais jour traditionnel de manifestation, marqué ces deux dernières semaines par d'imposants défilés à travers le pays.

La journée de mobilisation - qui s'annonce très forte - vendredi coïncidera avec la Journée internationale des femmes.

Mardi 5 mars

16h24

L'armée algérienne demeurera «le garant» de la stabilité et la sécurité face à ceux «qui veulent ramener» l'Algérie aux années de guerre civile, a déclaré mardi son chef d'état-major, en pleine contestation contre la 5e candidature du président Abdelaziz Bouteflika à l'élection présidentielle.

«Le fait que l'Algérie a pu réunir les facteurs de sa stabilité, à travers l'éradication du terrorisme et la mise en échec de ses objectifs (...) a déplu à certaines parties qui sont dérangées de voir l'Algérie stable et sûre», a affirmé le général Ahmed Gaïd Salah dans un discours publié sur le site du ministère de la Défense, sans donner plus de détails sur ces «parties».

12h03

Plusieurs milliers d'étudiants défilent dans plusieurs villes du pays, à Alger mais aussi Oran, Constantine, Blida, Béjaia et Bouira. 

09h56

Un millier d'étudiants, venant de plusieurs universités de la capitale, se rassemblent dans le centre d'Alger. La police est également déployée. 

Lundi 4 mars

14h17

Le député LREM Aurélien Taché a salué lundi «ceux qui se mobilisent pour reprendre leur destin en main» en Algérie, où des centaines de personnes ont encore manifesté dans la nuit de dimanche à lundi.

«Je ne veux pas m'ingérer en tant que responsable politique français dans la manière dont se construisent les choses en Algérie, par contre, j'ai un avis en tant que citoyen», a d'abord avancé prudemment le député sur Public Sénat, au sujet des protestations contre la candidature d'Abdelaziz Bouteflika à un 5e mandat présidentiel.

«Quand une jeunesse, un peuple se mobilise pour l'avenir de son pays, c'est quelque chose qu'il faut à mon avis voir comme positif, on a besoin d'avoir une peuple algérien qui retrouve la  maîtrise de son destin», a-t-il poursuivi. 

«Je suis évidemment avec attention ce qui se passe en Algérie et bravo à ceux qui se mobilisent pour reprendre leur destin en main», a-t-il conclu.

7h20

Interrogé par Jean-Pierre Elkabbach sur CNEWS ce lundi, l'ambassadeur d'Algérie en France, Abdelkader Mesdoua, a assuré que «bien entendu, Abdelaziz Bouteflika est vivant». «C'est lui qui décide, ce n'est pas le système qui le désigne [...] Il a certainement évalué la situation en Algérie et a décidé d'être candidat. C'est son choix et sa décision», a-t-il ajouté. 

06h35

Des centaines de personnes ont manifesté dans la nuit de dimanche à lundi 4 mars à Alger. Cette marche nocturne était largement encadrée par les forces de l'ordre, qui se sont déployées massivement dans le centre-ville tandis qu'un hélicoptère était mobilisé. 

Dimanche 3 mars

23h00

Quelques centaines de jeunes défilent dimanche soir dans le centre d'Alger pour protester contre la candidature, officiellement déposée plus tôt, d'Abdelaziz Bouteflika à la présidentielle du 18 avril, a constaté un journaliste de l'AFP.

20h24

Dans sa lettre lue dimanche soir à la télévision nationale, le président Bouteflika annonce que «si le peuple algérien me renouvelle sa confiance» le 18 avril, «je prends solennellement devant Dieu, et devant le peuple algérien» l'engagement d'organiser «une élection présidentielle anticipée» dont la date sera arrêtée par une «conférence nationale» mise en place après le scrutin. 

«Je m'engage à ne pas être candidat à cette élection qui assurera ma succession dans des conditions incontestables de sérénité, de liberté et de transparence», ajoute M. Bouteflika qui dit avoir «écouté et entendu le cri du coeur des manifestants et en particulier des milliers de jeunes qui m'ont interpellé sur l'avenir de notre patrie».

Ces jeunes «ont exprimé une inquiétude compréhensible face aux incertitudes qui les animent. J'ai le devoir et la volonté d'apaiser les coeurs et les esprits de mes compatriotes» et de répondre à «leur exigence fondamentale (...) le changement du système», poursuit le président algérien, élu pour la première fois en 1999 et réélu sans discontinuer depuis.

La «conférence nationale» devra «débattre, élaborer et adopter des réformes politiques, institutionnelles, économiques et sociales, devant constituer le socle du nouveau système», indique le chef de l'Etat.

20h00

La candidature d'Abdelaziz Bouteflika a été officiellement déposée par son directeur de campagne au Conseil constitutionnel algérien. 

19h16

Le directeur de campagne de Bouteflika a lu un texte à la télévision nationale. Dans cette lettre, le président s'est engagé dimanche, s'il était élu le 18 avril, à ne pas aller au bout de son mandat et à se retirer à l'issue d'une présidentielle anticipée, dont la date serait fixée à l'issue d'une «conférence nationale».

«Je m'engage à l'organisation d'une élection présidentielle anticipée» dont la date sera arrêtée par une «conférence nationale» mise en place après le scrutin du 18 avril et «je m'engage à ne pas être candidat à cette élection», a indiqué M. Bouteflika. Il confirme ainsi sa candidature à la prochaine présidentielle.

18h17

Des milliers de manifestants, nés en France ou de l'autre côté de la Méditerranée, se sont rassemblés dimanche en France contre un 5e mandat du président algérien. 

Ils étaient quelques 6.000 personnes à Paris selon la préfecture de police, 10.000 selon un des organisateurs, un millier à Marseille (sud-est) et quelques centaines à Toulouse (sud-ouest).

17h40

Le directeur de campagne de A. Bouteflika a commencé à déposer la candidature du président au Conseil constitutionnel algérien (proche dossier à CNEWS)

17h35

Plusieurs fourgons supposés transporter les cartons de parrainages de la candidature du président Abdelaziz Bouteflika sont arrivés au Conseil constitutionnel dimanche, rapporte les médias algériens.

Dans les fourgons, sans signe distinctif, sont empilés des cartons blancs sur lesquels est inscrit en arabe «Direction de campagne du candidat (...) Abdelaziz Bouteflika - Election présidentielle 2019», a indiqué à l'AFP une journaliste d'un média algérien.

17h00

Ali Benflis, principal adversaire du président Abdelaziz Bouteflika lors des présidentielles de 2004 et 2014, ne se présentera pas au scrutin du 18 avril en Algérie, a déclaré à l'AFP un responsable de son parti.

L'Avant-garde des Libertés, parti de M. Benflis devrait publier un communiqué expliquant les raisons de sa décision. Ancien Premier ministre de Bouteflika entre 2000 et 2003 et ancien secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), ancien parti unique et formation du chef de l'Etat, Ali Benflis a rompu avec ce dernier en refusant de soutenir son deuxième mandat. 

Il n'a cessé de tergiverser depuis l'annonce du président de briguer un 5e mandat. Il avait reporté à ce dimanche l'annonce de sa décision.

15H39

La police algérienne a utilisé dimanche un canon à eau pour disperser des étudiants marchant vers le Conseil constitutionnel à Alger, où doit être enregistrée la candidature du président Abdelaziz Bouteflika à un 5e mandat, selon des sources sécuritaires.

 Le métro d'Alger a été fermé en début d'après-midi de même que l'autoroute reliant l'aéroport au centre de la capitale, pour empêcher des étudiants de rejoindre le centre-ville, selon des médias algériens.

14h40

Des centaines de manifestants se sont rassemblés dimanche à la mi-journée à Paris pour exprimer leur farouche opposition à un 5e mandat du président algérien Abdelaziz Bouteflika, qui serait le symbole pour eux d'un «système illégitime et corrompu».

En début d'après-midi, la foule continuait lentement de grossir place de la République, dans le centre de la capitale française, où les chants alternaient avec les slogans («Dégage, dégage», «Pouvoir assassin», «pas de pardon, pas de pardon»...).

13h31

A Annaba, à 400 km à l'est d'Alger, plusieurs centaines d'étudiants ont manifesté sur les deux principaux campus et d'autres sont rassemblés sur l'une des principales artères de la ville, a rapporté à l'AFP un journaliste local qui a requis l'anonymat.

Le site d'information TSA (Tout sur l'Algérie) signale des rassemblements similaires à Oran et Constantine, deuxième et troisième ville du pays, à Bouira (80 km au sud-est d'Alger), à Skikda et Guelma (350 et 380 km à l'est) ou Tiaret et Mostaganem (200 et 280 km au sud-ouest).

12h01

Une centaine d'étudiants manifestent à Alger contre un 5e mandat d'Abdelaziz Bouteflika. «Bouteflika dégage !», scandent ces étudiants, bloqués par la police à proximité de la Faculté centrale, en plein centre de la capitale. Des rassemblements similaires sont signalés par des étudiants et les médias dans d'autres universités algéroises et du reste du pays.

09h08

Ce dimanche est une journée cruciale en Algérie avec le dépôt attendu de la cinquième candidature d'Abdelaziz Bouteflika pour l'élection présidentielle, prévue en avril, malgré les appels de la rue pour qu'il y renonce.

Aucun responsable algérien n'a jusqu'ici réagi officiellement à l'imposante mobilisation des Algériens pour dire leur rejet de la perspective d'un cinquième mandat de M. Bouteflika, qui a célébré samedi ses 82 ans.

Le chef de l'Etat est hospitalisé en Suisse depuis sept jours, officiellement pour «des examens médicaux périodiques». Son retour en Algérie n'a toujours pas été annoncé.

Aucune disposition légale ne semble cependant obliger un candidat à se présenter en personne au Conseil constitutionnel pour y déposer son dossier.

Samedi 2 mars

18h00

Le principal parti islamiste algérien (MSP) n'exclut pas de renoncer à participer à la présidentielle du 18 avril et prendra sa décision, dimanche, dernier jour légal de dépôt des candidatures, a indiqué à l'AFP son président et candidat désigné, Abderrezak Makri. 

Le Mouvement de la Société pour la Paix (MSP), est une formation qui se définit comme modérée et se réclame des Frères musulmans.

Pour l'heure, aucun candidat d'envergure n'a déposé son dossier ni formellement confirmé sa candidature face au président sortant, qui fait face à une contestation contre lui inédite. 

16h38

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika s'est séparé de son directeur de campagne, son ex-Premier ministre Abdelmalek Sellal, a rapporté ce samedi l'agence officielle algérienne APS.

M. Sellal, qui avait animé les trois précédentes campagnes victorieuses (2004, 2009, 2014) du candidat Bouteflika, est remplacé par l'actuel ministre des Transports, Abdelghani Zaalene, indique simplement l'APS, citant «la direction de campagne» du chef de l'Etat, sans expliquer les motifs de ce changement.

15H10

Le parti des Travailleurs (PT) algérien a décidé de ne pas présenter de candidat à la présidentielle du 18 avril. La formation d'extrême gauche a pris cette décision en raison du mouvement de contestation. 

Vendredi 1er mars

22h49

Selon un bilan de la police, 56 policiers et 7 manifestants ont été blessés. 45 personnes ont par ailleurs été arrêtées à Alger. 

19h03

Les affrontements entre manifestants et forces de l'ordre ont fait au moins une dizaines de blessés. 

18h38

Des heurs ont éclaté entre policiers et manifestants à Alger, à proximité de la présidence. Des petits groupes de jeunes ont jeté des pierres contre la police qui a répliqué par de très nombreux tirs de grenades lacrymogènes. 

18h06

Selon des sources de sécurité, «plusieurs dizaines de milliers de personnes» ont défilé dans les rues de la capitale. Des manifestations ont également été comptabilisées dans près des deux tiers des préfectures du nord du pays.

17h37

Les manifestants continuent de s'approcher du palais présidentiel. La situation est de plus en plus tendue. 

 

16h53

La situation se tend dans les rues d'Alger, où les forces de l'ordre ont tiré des grenades lacrymogènespour disperser la foule présente devant le siège du gouvernement. 

16H40 

Djamila Bouhired, figure de la Guerre d'Algérie, est présente dans les rues d'Alger avec les manifestants. 

16H10

Malgré quelques tensions avec les forces de l'ordre, le mot d'ordre est de défiler de manière pacifique. 

15h40

Dans les cortèges, de nombreuses femmes et des enfants. L'ambiance est pour le moment bon enfant à Alger, malgré quelques tirs de gaz lacrymogènes de la part des forces de l'ordre.

15h20

L'écrivain algérien Kamel Daoud a estimé vendredi sur RTL que ses concitoyens qui manifestent contre un cinquième mandat du président Abdelaziz Bouteflika «ne reculeront plus» malgré les risques de violence. «Le principal changement, c'est le fait que les gens n'ont plus peur. Ce qu'on appelle communément le mur de la peur a été cassé et c'est extraordinaire de sentir cette sorte de frisson, d'enthousiasme, cette sorte de joie», a-t-il déclaré depuis Oran. «Les gens ne se sentent plus terrorisés, et je choisis bien mon mot.» «Je pense que l'écrasante majorité des Algériens ne reculeront plus», a-t-il ajouté. 

15h15

La mobilisation semble avoir pris une ampleur inédite ce vendredi, de nombreux manifestants affirmant ne jamais avoir vu autant de monde dans les rues d'Alger. 

15h11

Les forces de l'ordre ont utilisé des canons à eau pour repousser les manifestants qui tentaient de s'approcher du palais du gouvernement. 

 

15h06

Les forces de l'ordre ont commencé à faire usage de gaz lacrymogène.

15h04

Des manifestants se sont rassemblés dans de nombreuses villes du pays :

 

15h01

Plusieurs milliers d'Algériens défilaient vendredi en début d'après-midi en différents points du centre d'Alger, contre la perspective d'un 5e mandat du président Abdelaziz Bouteflika, ont constaté des journalistes de l'AFP.

«Pouvoir assassin!», scandaient des milliers de manifestants brandissant des drapeaux algériens qui ont commencé à marcher depuis la Place de la Grande-Poste, bâtiment emblématique du centre d'Alger.

Non, loin, la police a utilisé des gaz lacrymogènes pour empêcher des manifestants d'accéder à la Place du 1er-Mai, a constaté un journaliste de l'AFP. Rassemblés dans les rues alentour, les manifestants scandaient des slogans hostiles à un 5e mandat de M. Bouteflika.

Près de la Place des Martyrs, vaste esplanade du centre de la capitale, un cortège de milliers d'Algériens a été bloqué par la police anti-émeute qui a fait usage de lacrymogène pour tenter de les disperser.

14h54

A Alger, un important dispositif de sécurité a été mis en place ce vendredi, notamment des canons à eau et des véhicules de déblaiement. Les grands axes du centre-ville et les bâtiments officiels sont particulièrement protégés.

14h35

De nombreuses manifestations étaient prévues ce vendredi 1er mars à Alger et dans d'autres villes du pays. Une mobilisation particulièrement scrutée par le pouvoir, aors que la date limite du dépôt des dossiers de candidature devant le Conseil Constitutionnel a été fixée au dimanche 3 mars à minuit. 

 

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