Nouveau rejet de l'accord de sortie avec l'UE : un Brexit sans accord est «désormais un scénario probable»

Après le 3e rejet des députés britanniques ce vendredi de l'accord de divorce avec l'Union européenne, un Brexit sans accord est «désormais un scénario probable» a indiqué la Commission européenne.

Le texte, conclu entre Londres et Bruxelles en novembre à l'issue de 17 mois de négociations fastidieuses, avait déjà été rejeté à la Chambre des communes à deux reprises, en janvier puis en mars. Pour amener les rebelles de sa majorité à changer d'avis, la Première ministre Theresa May avait promis mercredi de céder sa place en cas de résultat favorable.

Les dirigeants européens avaient accepté la semaine dernière la requête de May d'un court report du Brexit, prévu initialement le 29 mars, dans l'espoir qu'elle arrive à rassembler une majorité.

Londres aura jusqu'au 12 avril pour présenter une alternative et demander un nouveau report s'il veut éviter une sortie brutale, sans accord, cauchemar des milieux économiques. Dans la foulée de l’annonce des résultats du vote, le président du Conseil européen Donald Tusk a convoqué un sommet européen spécial le 10 avril.

Emmanuel Macron a de son côté réagi à ce nouveau rejet. La France est «le pays le plus prêt», parmi ceux qui sont directement concernés, à gérer les conséquences d'un Brexit sans accord, même s'il faudra «accélérer les préparatifs» et négocier avec Londres sur la pêche, a déclaré Emmanuel Macron devant des élus des Hauts-de-France.

«Si le 12 avril les Britanniques ne donnent pas leur accord, on ira vers une absence de deal et un Brexit dur avec toutes les conséquences que cela comporte», a-t-il averti, juste avant le troisième rejet par les députés britanniques de l'accord négocié par Theresa May avec l'Union européenne. 

À suivre aussi

David Cameron a été Premier ministre du Royaume-Uni de 2010 à 2016, et a démissionné après le résultat du référendum sur le Brexit, en juin 2016.
Royaume-Uni Brexit, Boris Johnson… Les 5 choses à retenir des mémoires de l'ex-Premier ministre britannique David Cameron
Selon David Cameron (à droite), Boris Johnson (à gauche) ne croyait pas en une victoire du Brexit lors du référendum du 23 juin 2016.
Royaume-Uni Boris Johnson «pensait que le Brexit allait perdre», révèle David Cameron
Le Premier ministre britannique Boris Johnson, le 13 septembre 2019 à Rotherham (nord de l'Angleterre) [Christopher Furlong / POOL/AFP]
Royaume-Uni Brexit : Boris Johnson parle «d'énormes progrès» vers un accord et évoque Hulk

Ailleurs sur le web

Derniers articles