Les Etats-Unis mettent un terme aux tests sur des chatons dans un laboratoire public

Au total, près de 4.000 chats ont été tués depuis le début des recherches.[JIM WATSON / AFP]

Après trente-six ans de tortures sur des chats et des chatons, le Département de l’Agriculture américain vient de mettre un terme à un programme de recherches controversé.

Depuis 1982, le laboratoire public de Beltsville, près de Washington, utilisait des chats et des chatons pour étudier la toxoplasmose, une maladie infectieuse due à un parasite.

Infectés volontairement avec des parasites

Chaque année, des centaines de ces animaux étaient «élevés et nourris avec de la viande crue infectée par les parasites», rapporte CNBC. Au bout de quelques semaines, ils étaient euthanasiés. Ce, même lorsqu’ils étaient en bonne santé et immunisés contre la maladie. Dans d’autres cas, les chercheurs leur inoculaient directement des doses diverses du parasite.

Selon l’association White Coat Waste Projet, au total, près de 4.000 chats ont été tués depuis le début des recherches.

En outre, en mars dernier, un rapport de l’association révélait des cas de cannibalisme. Jusqu’en 2015, le laboratoire a en effet acheté de la «viande» de chats et de chiens en provenance de Colombie, de Chine, du Brésil, du Vietnam ou encore d’Ethiopie.

En réaction, des membres du Congrès – aux opinions politiques diverses – s’étaient unis pour présenter un projet de loi -  le «Kitten Act» - visant à mettre fin à l’utilisation de chats et de chatons pour de telles expériences. «Ces tests sont simplement horribles, abusifs et inutiles, sans parler de l’utilisation grave de millions de dollars des contribuables. Cela doit cesser maintenant», écrivaient les élus dans un communiqué.

Si l’USDA (le Département de l’agriculture) a annoncé mardi 2 avril la fin de telles expériences, il a également souligné qu’aucun chat n’avait été infecté, ni euthanasié depuis septembre 2018. L’agence a par ailleurs précisé que les 14 félins restants dans le laboratoire seront adoptés par des fonctionnaires.

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Derniers articles