L’auteur de la tuerie de Christchurch avait donné 2.200 euros à Génération Identitaire

En France, le gouvernement a souligné, mercredi 3 avril, qu'il étudiait les moyens de dissoudre Génération Identitaire. En France, le gouvernement a souligné, mercredi 3 avril, qu'il étudiait les moyens de dissoudre Génération Identitaire.[MATTHIEU ALEXANDRE / AFP]

L'auteur de la tuerie de Christchurch, Brenton Tarrant, aurait versé 2200 euros au groupuscule d'extrême droite français Génération Identitaire (GI).

Selon le quotidien autrichien Der Standard, qui cite des sources proches des services de police allemands, l'argent a été versé en quatre virements, en 2017. Cependant, le bénéficiaire final de ces donations n'est «pas clair», affirme le journal, selon lequel il peut s'agir des militants de ce groupe français ou bien d'autres organisations de la mouvance identitaire en Europe. 

Les services de renseignement autrichiens sont en possession des mêmes informations, toujours d'après le quotidien. Elles émaneraient de l'enquête menée en Nouvelle-Zélande sur les attaques commises le 15 mars par Brenton Tarrant, le suprémaciste blanc australien qui a massacré 50 personnes dans deux mosquées de la ville de Christchurch. 

génération identitaire réagit 

«Nous avons retrouvé deux traces de dons pour un montant total de 1.000 euros» versés en septembre 2017, a déclaré à l'AFP, Romain Espino, porte-parole de Génération Identitaire. Les informations ont été transmises à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), a-t-il précisé.

«Des démarches ont été entreprises sur des comptes qui avaient été fermés en raison d'un changement de banque. Ces dons en ligne étaient passés par une société tierce, Stripe, qui a retrouvé dans son fichier le nom» de Brenton Tarrant, a souligné Romain Espino. 

une enquête ouverte en autriche

Une donation distincte des précédentes, effectuée par Brenton Tarrant en 2018, au profit du Mouvement identitaire autrichien (IBÖ) a déclenché la semaine dernière une enquête des autorités autrichiennes

Martin Sellner, le cofondateur et dirigeant de l'IBÖ, a de son côté reconnu avoir perçu un virement de 1.500 euros du suprémaciste. Il a ajouté ne pas avoir eu de contact personnel avec lui. 

Le gouvernement autrichien, qui associe le parti conservateur ÖVP et le parti d'extrême droite FPÖ, a indiqué qu'il n'excluait pas une dissolution du Mouvement identitaire autrichien. 

En France, le gouvernement a souligné, mercredi 3 avril, qu'il étudiait les moyens de dissoudre Génération Identitaire, après notamment une récente action anti-immigration de ses militants sur le toit d'un bâtiment administratif en banlieue parisienne. 

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