Découvrez Océanix, la ville flottante du futur pour accueillir les réfugiés

10 000 personnes pourraient vivre dans chaque ville. [OCEANIX BIG-Bjarke Ingels Group]

Un projet de ville flottante a été lancé par une branche de l’Onu, dans le but d’anticiper le futur afflux de réfugiés climatiques dans le monde.

Baptisé Océanix, elle semble être sortie de l’imaginaire d’un scénariste ou d’un romancier de science-fiction, mais est pourtant ce qu’il y a de plus sérieux. En effet, ONU-Habitat s’est associé avec le célèbre MIT (Massachusetts institue of technology), le club Explorers (société d’exploration scientifique) et la société Oceanix pour concevoir cette ville flottante, issue du cabinet d’architecte du Danois Bjarke Ingels.

Celle-ci serait faite principalement de plates-formes hexagonales, de 15 000 m2 (environ deux terrains de football), ancrées au fond de la mer. Chacune d’entre elles pourraient accueillir environ 300 personnes, de façon à constituer des communautés de 10 000 âmes, en les regroupant et en les liant les unes aux autres.

des villes autosuffisantes ?

Une ambition loin d’être inaccessible, selon le directeur général d’Oceanix, Marc Collins Chen. «Il existe des milliers de maisons de ce type aux Pays-Bas et dans d’autres communautés du monde», a-t-il indiqué à la BBC. «C’est maintenant une question d’échelle et de création de systèmes intégrés».

Alors que le projet pose d’importantes questions et recherches autour d’aspects comme la gestion de l’eau ou l’autosuffisance des villes, de nouvelles formes d’agriculture ou l’utilisation des ressources de l’océan (comme les poissons) sont, évidemment, envisagées. Une première idée a même été apportée, avec des cages placées sous les plates-formes, pour y récupérer des fruits de mer. Des algues comme le varech, pourraient être réutilisées comme engrais. L'eau dessalée ou de pluie sera utilisée, tandis que des panneaux solaires apporteront l’énergie nécessaire.

déjà des critiques

Le défi de la résistance aux intempéries est également de taille, si ce genre d’installations venaient à se multiplier sur le globe. Pour y faire face, le village devrait être installé à moins de deux kilomètres des côtes, avec une possibilité de remorquage en cas de catastrophe. Pour le moment, si le concept voit le jour, ce qui est prévu à court terme (on parle de quelques mois), il serait amarré sur l’East River, qui traverse la ville de New York.

Le développement du projet tiendra surtout si les financements sont capables de l’accompagner, notent les responsables. Ce qui n’est pas gagné d’avance, puisque les investisseurs se montrent «très conservateurs» à ce sujet, note Steve Lewis, fondateur du groupe Living PlanIT, qui imagine de nouvelles approches de développements urbains.

S’il n’existe pas encore physiquement, le concept a en tout cas déjà ses opposants. Certains estiment en effet qu'une telle idée risque d'empêcher de se concentrer sur la lutte contre les causes du réchauffement climatique, pour l'atténuer et éviter d'en arriver à avoir besoin de ces nouvelles villes. D’autres pensent qu’Océanix ne s’adressera de toute façon qu’à une clientèle fortunée, laissant de côté les populations les plus fragiles.

Vous aimerez aussi

Environnement 13 conséquences concrètes du réchauffement climatique
Climat Canicule : la France va transpirer cette semaine
Environnement Le cabillaud risque de disparaitre à cause de réchauffement climatique

Ailleurs sur le web

Derniers articles