La Russie va libérer une centaine d'orques et de bélugas grâce à Jean-Michel Cousteau

Les animaux seront d'abord pris en charge dans un centre adapté pour être soignés. [Photo d'illustration / YOSHIKAZU TSUNO / AFP].

Moscou a annoncé, ce lundi 8 avril, son intention de libérer près d'une centaine d'orques et de bélugas, entassés dans des bassins situés dans la ville de Nakhodka (Extrême-Orient russe).

C'est le gouverneur de la région de Sakhaline en personne, Oleg Kojemiako, qui, le premier, a annoncé avoir «pris la décision de libérer les animaux» après s'être entretenu avec Charles Vinick, un défenseur américain des animaux, ainsi que le fils du célèbre explorateur français Jacques-Yves Cousteau, Jean-Michel Cousteau.

«Notre objectif est de les libérer tous», ont déclaré les trois hommes dans un communiqué commun, relayé sur les réseaux sociaux par Jean-Michel Cousteau.

Des conditions de captivité qui avaient soulevé un tollé planétaire

Agé de 80 ans, ce dernier est le fondateur de l'association Ocean Futures Society, une association à but non lucratif d'exploration océanographique et de protection de la nature.

De son côté, Charles Vinick dirige le Whale Sanctuary Project, dont l'objectif est de créer un sanctuaire pour les baleines et dauphins leur permettant d'échapper aux parcs aquatiques. 

Les deux hommes avaient décidé de venir en aide aux 11 orques et aux 87 bélugas russes dont la diffusion, en février, de photographies sur lesquelles on pouvait les voir entassés dans des conditions cruelles avaient suscité une indignation mondiale.

Une pétition sur le site change.org avait notamment recueilli 1,4 million de signatures. Mais il semble bien que ce soit la récente visite, sur place, du fils aîné du célèbre explorateur français qui ait fait bouger les lignes de façon décisive.

Une prise en charge initiale dans un centre adapté pour les soigner

Une décision d'autant plus heureuse que la Russie est le seul pays au monde où ces mammifères marins peuvent être capturés en plein océan à des fins «pédagogiques». Une faille juridique utilisée par les trafiquants pour vendre des animaux à l'étranger, surtout en Chine.

D'après Moscou, il sera en revanche difficile de relâcher les animaux dans l'immédiat dans la nature sans les blesser. 

C'est pourquoi les autorités envisagent d'abord de les prendre en charge dans un centre de rééducation adapté - où les conditions seraient aussi proches que possible de leur environnement naturel - et où tous les animaux malades pourraient déjà être soignés.

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