Qui est Abdelkader Bensalah, le président algérien par intérim ?

Le Parlement algérien a nommé mardi 9 avril Abdelkader Bensalah président par intérim après la démission d'Abdelaziz Bouteflika. Selon la Constitution, c'est en effet le président du Conseil de la Nation qui doit assurer ce rôle.

Abdelkader bensalah a la charge d'organiser des élections sous 90 jours, à condition que la Constitution en place soit respectée.

Une figure historique de la politique algérienne

Cet homme de 77 ans est un visage incontournable dans la politique en Algérie. Élu depuis 2002 à la tête du Sénat, ce qui lui confère le titre de président du Conseil de la Nation, il est considéré comme un proche de Bouteflika. Il avait d'ailleurs soutenu ce dernier sans défaillir lorsqu'il s'était présenté à un cinquième mandat, malgré les protestations de la rue. Auparavant, il avait notamment été président de l'Assemblée nationale populaire en 1997 et 2002, preuve de son intégration au système algérien. 

Il est déjà contesté

Cette proximité avec Abdelaziz Bouteflika fragilise déjà Abdelkader Bensalah. Les manifestants, qui défilent chaque vendredi depuis le 22 février dans toutes les villes d'Algérie, sont très méfiants face à cet intérim. Ils demandaient en effet un changement de système, et non pas la poursuite de celui-ci, avec un homme qui le représente presque autant que l'ancien président. Des journaux nationaux comme El Moudjahid parlent d'ailleurs déjà d'une démission au profit d'une personnalité qui ferait consensus avec les manifestants. 

Une rumeur dérangeante

Un article du Figaro annonçait en 2013 que l'actuel président du Conseil de la Nation serait né avec la nationalité marocaine avant d'être naturalisé en 1965. Une rumeur qui se maintient dans les médias marocains et chez les opposants, et qui a son importance. En effet, selon la Constitution, le président par intérim doit être algérien d'origine. Abdelkader Bensalah a toujours nié cette rumeur avec force, expliquant que sa famille provient de Tlemcen, dans le nord-ouest de l'Algérie. Reste que ce dossier, ajouté à la contestation de la rue, peut jouer en faveur d'une démission et d'un autre choix du Parlement pour assurer l'intérim. 

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