Un neurochirurgien reconnaît avoir tué sa femme, dont il avait mis le corps dans une valise avant de la jeter dans une rivière

Le corps d'Elana Fric, également médecin, avait été retrouvé début décembre sous un viaduc[MIGUEL RIOPA / AFP]

Un ex-neurochirurgien de Toronto (Canada) a reconnu lundi 8 avril avoir tué son épouse, avant de placer son corps dans une valise et de la jeter dans une rivière en novembre 2016.

Le corps d'Elana Fric, également médecin, avait été retrouvé début décembre sous un viaduc près de la rivière Humber à Vaughan (Toronto). Son époux Mohammed Shamji avait été arrêté dès le lendemain. Ce lundi 8 avril, au cours de l'audience précédant son procès, l'homme de 43 ans a reconnu le meurtre de sa femme, sans préméditation.

Selon les médias canadiens, Elana Fric avait rencontré son époux pendant ses études de médecine à l'université d'Ottawa. Après douze ans de mariage et la naissance de trois enfants, le couple était «instable et dysfonctionnel et marqué par des violences verbales, émotionnelles, voire physiques», rapporte notamment Radio Canada, citant un énoncé long de deux pages.

Une dispute qui tourne au drame

Toujours selon ce document, «Mohammed frappait Elana», «elle tentait depuis près de deux ans de le quitter mais revenait toujours sur sa décision, parce qu'elle s'inquiétait pour leurs trois enfants». Jusqu'au moment où Elana Fric a entamé une relation extra-conjugale avec un collègue et décidé de demander le divorce. 

C'est lors d'une dispute le 30 novembre 2016 au domicile familial que l'ex-neurochirurgien aurait tué son épouse, incapable d'envisager un divorce. Cette nuit-là, l'aînée de la famille, alors âgée de 11 ans, avait entendu les coups, les cris puis le silence, et avait pénétré dans la chambre parentale. A ce moment-là, le père de famille avait déjà mis la dépouille dans une valise, puis ordonné à la fillette de retourner se coucher. «Dans les jours suivants le meurtre, Mohammed a continué à suivre sa routine. Il a même participé à des interventions chirurgicales le lendemain du meurtre», précise l'énoncé. 

Puisqu'il a plaidé coupable, l'ex-neurochirurgien écope automatiquement, conformément à la loi canadienne, d'une peine de prison à perpétuité. Il pourra toutefois prétendre à une libération conditionnelle au bout de dix ans. 

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