Elections européennes : qui sont les têtes de liste en France ?

Jordan Bardella (RN), Manon Aubry (LFI), François-Xavier Bellamy (LR) et Nathalie Loiseau (LREM) vont chacun mener leur parti pour les élections européennes de mai prochain. Jordan Bardella (RN), Manon Aubry (LFI), François-Xavier Bellamy (LR) et Nathalie Loiseau (LREM) vont chacun mener leur parti pour les élections européennes de mai prochain. [JOEL SAGET / AFP et Christophe ARCHAMBAULT / AFP]

Tous les grands partis ont maintenant annoncé leur tête de liste pour les élections européennes du 26 mai prochain. Tour d'horizon des visages qui vont animer la campagne.

La République en marche : Nathalie Loiseau

Après des semaines de valses-hésitations, la ministre des Affaires européennes Nathalie Loiseau a finalement été choisie pour mener la liste de La République en marche (LREM) pour les européennes de mai prochain. Un scrutin pour lequel la formation présidentielle est alliée au MoDem, à Agir (le parti du ministre de la Culture Franck Riester) et au Mouvement radical (MR).

Peu connue du grand public, Nathalie Loiseau, 54 ans, a 25 ans de carrière de diplomate derrière elle, durant lequels elle a été affectée en Indonésie, au Sénégal, au Maroc, en Somalie, au Cambodge, ou encore aux Etats-Unis. En 2012, elle est devenue la deuxième femme à diriger la prestigieuse Ecole nationale d’administration (ENA), poste qu'elle a quitté en 2017 pour rejoindre le Quai d'Orsay.

Dernièrement, celle qui se définit comme «féministe militante» a fait parler d'elle outre-Manche, après avoir raconté sur sa page privée Facebook qu'elle avait appelé son chat «Brexit», une histoire relatée par Le JDD. «Il me réveille en miaulant à la mort parce qu'il veut sortir, et dès que je lui ouvre la porte, il reste planté au milieu, indécis, et il me jette un regard noir quand je le mets dehors», a-t-elle écrit sur le réseau social. Des propos pris au premier degré en France comme au Royaume-Uni, alors que c'était une «plaisanterie» selon elle. «Je n'ai pas de chat», a en effet affirmé la ministre.

Rassemblement national : Jordan Bardella 

Jeune espoir du Rassemblement national (RN, ex-FN), Jordan Bardella, 23 ans, conduira la liste du parti d'extrême-droite lors des européennes. Il faut dire que le jeune homme a le RN dans le sang. Dès ses 16 ans, il obtient sa première carte de sympathisant du parti. En 2015, à 20 ans, le natif de Drancy (Seine-Saint-Denis) est élu conseiller régional d’Ile-de-France.

Eliminé au premier tour des législatives en Seine-Saint-Denis en 2017, il devient tout de même porte-parole du RN la même année, après le départ de Florian Philippot. Nouvelle promotion en mars 2018 : la présidente du RN Marine Le Pen le nomme directeur national du Front national de la jeunesse (devenu depuis Génération nation), le mouvement jeune du parti d'extrême-droite.

S'il était élu aux prochaines élections européennes, Jordan Bardella deviendrait l'un des plus jeunes eurodéputés de l'histoire. Mais pas le plus jeune, ce dont se targuent pourtant des cadres du RN. Comme le note Le JDD, le record est en effet détenu par l'Allemande Ilka Schröder, élue en 1999 à 21 ans. En 2014, le FN avait fait élire le doyen du Parlement, Jean-Marie Le Pen, 86 ans à l'époque.

Les Républicains : François-Xavier Bellamy

Dans les tuyaux depuis de longues semaines, l'investiture de François-Xavier Bellamy comme tête de liste des Républicains aux européennes a été confirmée le 29 janvier par Commission nationale d'investiture de LR. Il sera accompagné, au sein d'un trio, de la vice-présidente de la région Ile-de-France Agnès Evren et du député européen Arnaud Danjean.

Choisi par le patron du parti de droite Laurent Wauquiez, François-Xavier Bellamy, 33 ans, est un quasi novice en politique. Professeur de philosophie et essayiste, cet inconnu du grand public est depuis 2008 maire adjoint de Versailles (Yvelines). Il a eu une autre expérience en politique en 2017, lorsqu'il s'est présenté aux législatives dans les Yvelines. Le normalien s'était alors incliné de justesse au second tour, face au candidat LREM, Didier Baichère.

Ce choix ne fait pas l'unanimité dans les rangs des Républicains. Le président du Sénat, Gérard Larcher (LR), a estimé mercredi 30 janvier que François-Xavier Bellamy, qui «n'était pas (son) choix», «ne coche pas toutes les cases pour être tête de liste». Au sein de LR, les critiques se focalisent sur la proximité de François-Xavier Bellamy avec la droite «dure». En 2013, le philosophe catholique s'était en effet engagé contre le mariage homosexuel et avait été l'une des figures des «Veilleurs», mouvement associé à La Manif pour tous, avant de participer à la création de Sens commun, un mouvement conservateur anti-mariage gay.

Europe Ecologie-Les Verts : Yannick Jadot

L'eurodéputé Yannick Jadot a été désigné dès juillet par les adhérents d'Europe Ecologie-Les Verts (EE-LV) pour mener la liste du parti écolo aux européennes 2019. Il a remporté l'élection avec 59 % des suffrages, face à Michèle Rivasi (36 %), qui sera numéro deux sur la liste.

L'ancien directeur des campagnes de l'ONG Greenpeace France a refusé toute alliance avec un autre parti de gauche. Il a d'abord exclu en août de s'allier au mouvement de Benoît Hamon, Génération.s. Le diplômé d'économie à l'Université Paris-Dauphine a gardé en mémoire la présidentielle 2017, lors de laquelle il s'était désisté au profit de Hamon, alors candidat du Parti socialiste (PS), ce qui s'était soldé par un échec retentissant (6 % des suffrages). Il a ensuite décliné le 20 décembre l'offre de l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle Ségolène Royal, qui avait proposé d'être numéro deux d'une liste écologiste liée au PS.

La France insoumise : Manon Aubry

Désignée tête de liste de La France insoumise (LFI) lors de la convention du parti d'extrême-gauche début décembre à Bordeaux, Manon Aubry est une totale novice en politique. Cette native de Fréjus (Var) âgée de seulement 29 ans est issue du monde associatif.

Après avoir présidé la section locale de l'Union nationale des étudiants de France (UNEF) durant ses études à Sciences Po Paris, elle a intégré, après son diplôme en relations internationales et droits de l’Homme, Médecins du Monde au Liberia, puis l'ONG The Carter Center, en République démocratique du Congo (RDC). Avant de rejoindre LFI et Jean-Luc Mélenchon pour les européennes, elle était porte-parole de l'ONG Oxfam France, où elle était spécialiste des questions d'évasion et de justice fiscales.

Parti socialiste et Place publique : Raphaël Glucksmann

Le Conseil national du Parti socialiste a largement approuvé, samedi 16 mars, une résolution désignant Raphaël Glucksmann comme tête de liste pour les européennes. Une liste qu'ont rejoint le 18 mars Nouvelle Donne, le parti fondé par l'économiste Pierre Larrouturou, et Aurore Lalucq, l'une des porte-parole de Génération.s, le mouvement de Benoît Hamon.

Fils du philosophe André Glucksmann, Raphaël Glucksmann, essayiste de 39 ans, est le cofondateur du mouvement de gauche Place publique, lancé en novembre dernier, avec la militante écologiste Claire Nouvian et l'économiste Thomas Porcher (qui vient d'annoncer son départ de la formation, en raison de son alliance avec le PS pour les européennes).

Sur le plan privé, Raphaël Glucksmann est par ailleurs le compagnon de la journaliste politique Léa Salamé, qui officie sur France Inter et France 2. Celle-ci a déclaré le 15 mars qu'elle se mettait provisoirement en retrait le temps de la campagne électorale pour les européennes, en raison de la candidature de son conjoint. Elle fera son retour à l'antenne au lendemain du scrutin, le lundi 27 mai, selon un communiqué de France Inter.

Debout la France : Nicolas Dupont-Aignan

Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne et président de Debout la France, a annoncé le 23 septembre dernier lors d'un meeting au Cirque d'Hiver à Paris qu'il conduirait la liste de son parti souverainiste lors des européennes de mai 2019. Celui qui est arrivé sixième à la dernière présidentielle (4,70 % des voix) veut porter «une liste d’union» de la droite, appelant les membres des Républicains (LR) et du Rassemblement national (RN) à le rejoindre.

Mais pas question pour lui de faire liste commune avec le RN. Après s'être allié à Marine Le Pen entre les deux tours de l'élection présidentielle de 2017, «NDA» a rejeté en juin dernier la proposition de la présidente du parti d'extrême-droite. Cet ex-cadre du RPR et de l'UMP est l'un des critiques les plus virulents d'Emmanuel Macron et de l'Union européenne, estimant que «la France crève du pillage d'une oligarchie, 'le parti de l'étranger', qui gouverne contre le peuple».

Génération.s : Benoît Hamon

Le chef de file de Génération.s, Benoît Hamon, a communiqué mardi 26 février le nom de trente personnes (sur 79) qui seront sur la liste de son parti aux européennes, dont il devrait selon toute vraisemblance prendre la tête.

Après avoir refusé de faire cause commune pour ce scrutin avec le PS, son ancien parti, il avait proposé début février l'idée d'une votation citoyenne aux partis de gauche (LFI, EELV, PCF et PS), sorte de primaire permettant de composer une liste d'union. Mais sa proposition n'a finalement séduit personne, ce qui a poussé l'ex-ministre de François Hollande à y aller seul.

Candidat socialiste à la présidentielle de 2017, il avait obtenu le score historiquement bas de 6,36 %, arrivant en cinquième position au premier tour (derrière Emmanuel Macron, Marine Le Pen, François Fillon et Jean-Luc Mélenchon). Pour ces européennes, son programme se veut «écologiste de gauche» et partisan d'une Europe fédérale.

Parti communiste : Ian Brossat

En juin dernier, Ian Brossat, 38 ans, a été désigné tête de liste pour ces européennes par le Parti communiste français (PCF). Porte-parole du parti d'extrême-gauche, il est également depuis 2014 adjoint à la maire de Paris Anne Hidalgo, en charge du logement. Parmi ses principaux chevaux de bataille dans la capitale figure la régulation de la plate-forme de location de logements entre particuliers Airbnb. Au niveau national, il a notamment fait campagne en 2013 en faveur du mariage pour tous, avant de se marier lui-même avec son compagnon, une fois la loi votée.

Ce normalien et agrégé de lettres modernes a poussé un coup de gueule le 12 mars dernier, dénonçant le fait de ne pas avoir été convié au débat sur les élections européennes, organisé par France 2 le 4 avril. Dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux, il a notamment pointé «un déni de démocratie». Une plainte entendue par la chaîne publique, qui a finalement invité la tête de liste PCF à participer au débat.

UDI : Jean-Christophe Lagarde

Alors qu'une liste commune centriste proeuropéenne - avec notamment La République en marche (LREM) et le MoDem - avait été évoquée dans un premier temps, l'Union des démocrates indépendants (UDI) a finalement décidé de faire bande à part, et de présenter sa propre liste, menée par son président Jean-Christophe Lagarde. Le parti du centre entend ainsi afficher son indépendance par rapport à la liste de la majorité présidentielle.

Jean-Christophe Lagarde, également député de Seine-Saint-Denis, souhaite en effet se démarquer du projet européen d'Emmanuel Macron. Selon lui, le chef de l'Etat prône «une vision ultra-libérale de l'Europe qui protège les marchés, pas les salariés», a-t-il déclaré le 7 décembre sur Europe 1. «Je ne suis pas d'accord avec cette Europe-là. Cette Europe-là court à l'échec», a-t-il ajouté. Par ailleurs, depuis l'élection de Laurent Wauquiez à la tête de LR, Jean-Christophe Lagarde n'accepte plus d'alliance avec le parti de droite, dans lequel il ne se reconnaît plus.

Les Patriotes : Florian Philippot

L'ancien bras droit de Marine Le Pen au Front national (devenu Rassemblement national), Florian Philippot, conduira la liste des Patriotes, le parti d'extrême-droite qu'il a créé en septembre 2017, lors des européennes 2019. Le 27 décembre dernier, il a annoncé au journal L'Opinion qu'il voulait «constituer une liste hybride, mi-Patriotes mi-gilets jaunes». En vue de cet objectif, il a déposé la marque «Les Gilets Jaunes», le 30 novembre dernier, auprès de l'Institut national de la propriété industrielle (Inpi).

Le député européen et conseiller régional du Grand Est fait campagne autour de la sortie de la France de l'Union européenne, le «Frexit» (une référence au Brexit britannique). Son livre-programme, publié le 19 septembre, s'intitule justement Frexit. UE : en sortir pour s'en sortir. Très critique de la politique du chef de l'Etat, il a souhaité dans es voeux, le 31 décembre, que l'année 2019 se termine «sans Emmanuel Macron à l'Elysée» et que le mouvement des gilets jaunes «s'amplifie».

UPR : François Asselineau

François Asselineau, président de l'Union populaire républicaine (UPR) et candidat à l'élection présidentielle en 2017 (0,92 % des suffrages), a décidé de mener la liste de son parti lors des européennes. Eurosceptique convaincu, il est partisan d'une sortie de la France de l'Union européenne (un «Frexit»).

Même s'il partage ce thème de campagne avec Florian Philippot, l'ancien conseiller de Paris refuse toute alliance avec le président des Patriotes, «un escroc» qui lui «a volé toutes (ses) idées». Sur Sud Radio, en octobre dernier, François Asselineau a tout de même annoncé que sa liste comporterait «quelques personnalités d'ouverture pour appeler tous les Français à se rassembler pour mener à bien le Frexit».

Lutte ouvrière : Nathalie Arthaud

Porte-parole de Lutte ouvrière (LO), Nathalie Arthaud, candidate à l'élection présidentielle en 2017 (0,64 % des voix), a annoncé le 11 décembre dernier que son parti d'extrême-gauche conduirait une liste «autonome» lors du scrutin européen de mai prochain, dont elle serait tête de liste.

L'enseignante en économie a ainsi refusé la liste commune proposée par le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) de Philippe Poutou et Olivier Besancenot. Ce dernier a tout de même appelé à voter pour la liste présentée par LO, après avoir renoncé à en porter une, faute de financements suffisants. Solidaire des gilets jaunes, Nathalie Arthaud explique vouloir «centrer cette campagne sur le camp des travailleurs».

Urgence écologie : Dominique Bourg

Une nouvelle liste s'est lancée dans la course aux européennes lundi 18 mars. Baptisée «Urgence écologie», cette liste écolo réunit Génération écologie, le parti présidé par la députée Delphine Batho, et le Mouvement écologiste indépendant (MEI) de l'ancien eurodéputé et cofondateur des Verts (en 1984) Antoine Waechter.

Elle sera menée par le philosophe Dominique Bourg, professeur à la faculté des géosciences et de l’environnement de l’université de Lausanne, en Suisse. Ancien vice-président de la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l'homme, c'est un proche de l'ex-ministre de la Transition écologique et solidaire. Novice en politique, Dominique Bourg veut insister durant la campagne sur la question du climat, qui «l’affole et l’atterre», mais également sur l’effondrement de la société industrielle ou encore les questions agricoles.

Ralliement d'initiative citoyenne (gilets jaunes) : Jérémy Clément

Première liste gilets jaunes à s'être déclarée le 23 janvier, la liste «Ralliement d'initiative citoyenne», ou RIC, en référence au référendum d'initiative citoyenne réclamé par les membres du mouvement, a perdu mi-février sa tête de liste, Ingrid Levavasseur, aide-soignante de 31 ans et figure médiatique des gilets jaunes.

Le 18 mars dernier, le gilet jaune Jérémy Clément a annoncé sur Europe 1 qu'il était prêt à la remplacer, en attendant l'arrivé potentielle de «quelqu'un de plus légitime». Ce patron d'une petite entreprise de bâtiment originaire de Montargis (Loiret) a fait parler de lui en quittant le plateau de BFM TV début mars, reprochant à l'un des journalistes de la chaîne de lui couper la parole de façon répétitive.

Union jaune (gilets jaunes) : Patrick Cribouw

Une deuxième liste gilets jaunes s'est lancée le 29 janvier dernier, baptisée «Union jaune» et menée par Patrick Cribouw. Ancien directeur commercial bientôt à la retraite, ce Niçois de 64 ans est l'une des figures des gilets jaunes dans la ville azuréenne.

En effet, depuis le début du mouvement de contestation le 17 novembre dernier, Patrick Cribouw est en tête de cortège à chaque manifestation des gilets jaunes. «Je me promène avec ma boîte à idées. Et beaucoup de gens me disent leurs doléances et leurs idées», a-t-il expliqué fin janvier à 20 Minutes.

Rassemblement des gilets jaunes citoyens (gilets jaunes) : Thierry-Paul Valette

Autre liste de gilets jaunes à s'être lancée dans la course aux européennes, le 1er février, celle de Thierry-Paul Valette, nommée «Rassemblement des gilets jaunes citoyens». Cet artiste de 42 se présente comme un «acteur social» du Calvados, relate Le Parisien. Selon son blog, il est en effet porte-parole du «Comité Famine au Yémen» et fondateur d'un mouvement baptisé «Egalité nationale».

Il s'est notamment fait connaître en 2017 pour avoir lancé une pétition «contre le statut de Première dame de Brigitte Macron», qui avait recueilli quelque 300 000 signatures. Sur Twitter, Thierry-Paul Valette se présente comme l'initiateur de la «Nuit jaune» place de la République à Paris - cousine de «Nuit debout» -, qui a eu lieu le 26 janvier dernier, mais qui a été rapidement dispersée par les forces de l'ordre.

Evolution citoyenne (gilets jaunes) : Christophe Chalençon

Après avoir quitté la liste Ralliement d'initiative citoyenne (RIC), le gilet jaune Christophe Chalençon, leader du mouvement dans le Vaucluse, a fait part le 3 mars dernier, dans un communiqué, de sa volonté de mener une liste aux européennes, baptisée «Evolution citoyenne», dont il serait le «porte-parole».

Cet artisan forgeron est l'une des figures les plus controversées des gilets jaunes. En compagnie d'autres membres de la liste RIC, il a rencontré début février le vice-Premier ministre italien Luigi Di Maio, leader du Mouvement 5 Etoiles, à l'insu d'Ingrid Levavasseur. Une réunion qui avait débouché sur le rappel de l'ambassadeur de France en Italie pendant quelques jours, point culminant de la crise diplomatique entre les deux pays, et sur la décision d'Ingrid Levavasseur de renoncer à mener la liste RIC aux européennes.

Jaunes et citoyens (gilets jaunes) : Jean-François Barnaba

Jean-François Barnaba, l'une des figures médiatiques des gilets jaunes, a annoncé le 22 mars le lancement d’une énième liste émanant du mouvement, baptisée «Jaunes et citoyens», pour les élections européennes du 26 mai.

Ce fonctionnaire de l'Indre, 62 ans, a été la cible de critiques au sein des gilets jaunes, en raison de sa situation professionnelle. Celui-ci touche en effet 2 600 euros net par mois, sans travailler, depuis dix ans, car le Conseil départemental de l'Indre qui l'emploie ne lui donne plus aucune mission depuis le 31 décembre 2008. Une situation qu'il déplore, née d'un conflit avec sa hiérarchie selon lui.

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