Election présidentielle américaine 2020 : qui sont les candidats ?

De nombreux candidats sont déjà entrés dans la course à la présidence. Jamais autant de candidats démocrates ne s'étaient lancés dans la course à la présidence.[Timothy A. CLARY, ANGELA WEISS, CHRIS DELMAS, Joseph PREZIOSO / AFP]

L'élection présidentielle américaine se tiendra le 3 novembre 2020. Si le président Donald Trump a annoncé dès son élection qu'il serait candidat à un second mandat, ses adversaires potentiels n'ont jamais été aussi nombreux. Voici les candidats déclarés.

JOE BIDEN 

L'ancien vice-président de Barack Obama a officialisé sa candidature à l'investiture du Parti démocrate, après plusieurs mois de réflexion. «Les valeurs fondamentales de cette nation, notre rang dans le monde, notre démocratie même, tout ce qui a fait l'Amérique, est en jeu. C'est la raison pour laquelle j'annonce ma candidature à la présidence des Etats-Unis», a-t-il déclaré dans une vidéo publiée sur son compte Twitter. 

C'est la troisième tentative de ce vétéran de la politique âgé de 76 ans, qui s'était déjà lancé dans la course aux primaires de 1988 et de 2008. Elu sénateur en novembre 1972, Joe Biden accèdera quelques années plus tard au poste de président de la commission des affaires juridiques, puis à celui de président de la commision des affaires étrangères. 

Ce fils de vendeur de voitures porte le poids de nombreuses blessures du passé, notamment le décès de son fils Beau en 2015, des suites d'un cancer du cerveau. 

En 2016, Joe Biden envisage de se lancer une troisième fois dans une candidature présidentielle, rapidement dissuadé par Barack Obama, persuadé qu'Hillary Clinton avait plus de chances de l'emporter. 

S'il est élu en 2020, il deviendrait le président le plus âgé de l'histoire des Etats-Unis. 

Bernie Sanders

Après avoir disputé jusqu'au bout l'investiture démocrate à Hillary Clinton en 2016, Bernie Sanders a annoncé le 19 février qu'il serait à nouveau candidat. Il fait ainsi figure de grand favori, nombreux étant ceux qui estiment qu'il aurait pu battre Donald Trump s'il avait été le candidat démocrate.

Agé de 77 ans, le sénateur du Vermont, qui défend une «démocratie socialiste», promeut la mise en place d'une couverture de santé universelle, d'une université publique gratuite ou encore d'un salaire minimum à 15 dollars (13,3 euros).

Elizabeth Warren

Elle a été la première femme à se lancer dans la course à l'investiture démocrate. Le 31 décembre 2018, la sénatrice Elizabeth Warren, 69 ans, s'est présentée devant sa maison de Cambridge (Massachusetts) au côté de son mari, Bruce H. Mann, professeur à Harvard, pour annoncer sa décision. 

Figure de référence du parti démocrate depuis le départ d'Hillary Clinton, elle partait avec une longueur d'avance sur ses concurrents.

Après avoir été professeur de droit, elle a été investie au poste de sénatrice du Massachusetts en 2013, devenant la première femme à occuper cette fonction dans cet Etat.

Deux ans plus tard, elle était désignée parmi les 100 personnes les plus influentes au monde par le magazine Time. 

Devenue l'une des adversaires les plus remarquées de Donald Trump, elle avait été la cible du président américain en juillet 2018, ce dernier la surnommant «Pocahontas». Elizabeth Warren avait en effet affirmé avoir des origines amérindiennes. Suite aux attaques de Trump, elle avait publié sur son site internet un test ADN dont les résultats faisaient état «de fortes preuves de l'existence d'ancêtres amérindiens», «remontant à une période comprise entre six et dix générations».

Son programme, proche de celui de Bernie Sanders, se situe résolument à gauche de l'échiquier politique américain. Elle plaide notamment pour le contrôle des banques et de Wall Street, un système de santé universel, un salaire minimum plus élevé et la défense du climat.

Beto o'Rourke

Beto O'Rourke (Roberto de son vrai prénom) a annoncé le 13 mars a une télévision locale de son Etat du Texas qu'il était candidat. Une annonce attendue pour celui qui doit être considéré comme l'un des plus sérieux prétendants à l'investiture démocrate. 

Dans la foulée, Vanity Fair publiait une interview de lui dans laquelle il ne cachait pas ses intentions lorsqu'on lui demandait s'il comptait être candidat en 2020 : «Je suis né pour en être, et je veux faire tout ce qu'il est humainement possible pour ce pays dans cette période précise.»

A 46 ans, l'ancien représentant du Texas au Congrès avait acquis une notoriété nationale en 2018 en affrontant le Républicain Ted Cruz pour un siège au Sénat lors des mid-terms. Battu, il avait toutefois fait mieux que n'importe quel démocrate avant lui dans un Etat traditionellement conservateur.

Charismatique, il avait alors été comparé à Barack Obama et était vite devenu le chouchou des médias. D'origine irlandaise, membre d'un groupe punk dans sa jeunesse, parlant couramment l'espagnol, Beto O'Rourke a de quoi séduire les électeurs. 

S'il n'a pas encore dévoilé les grandes lignes de son programme, il est décrit par ses adversaires républicains comme «terriblement progressiste».

Cory Booker

Souvent comparé à Barack Obama, Cory Booker a annoncé sa candidature à l'investiture démocrate le 1er février 2019. Maire de Newark (2006-2013) puis sénateur du New Jersey, âgé de 49 ans, il est considéré comme l'une des étoiles montantes du parti démocrate. 

«L'histoire de notre nation est définie par l'action collective, par les destins entrelacés des esclaves et des abolitionnistes, de ceux qui sont nés ici et de ceux qui ont choisi l'Amérique comme leur maison», a déclaré l'élu dans la vidéo annonçant son entrée en lice. Il y évoque également les difficultés qu'ont rencontré les membres de sa famille en raison de leur couleur de peau, expliquant qu'un groupe d'avocats blancs les avait aidés à défendre leurs droits. «Ils ont changé le cours de ma vie. Parce qu'aux Etats-Unis, le courage est contagieux.»

Connu pour son verbe et ses éclats de rires contagieux, cet ancien footballeur américain avait hérité du surnom de «super-maire» après être entré dans une maison en feu, en 2012, pour sauer une voisine.

Un temps pressenti pour être le colistier d'Hillary Clinton pour les élections en 2016, son parcours rappelle celui de Barack Obama. Fils de cadres d'IBM, il a grandi dans un milieu essentiellement blanc, et a milité pour les droits civiques, menant des actions dans les quartiers pauvres.

Il présente toutefois deux points faibles : sa proximité avec de nombreux grands patrons, qui pourrait le handicaper face à des candidats plus «à gauche», et le fait qu'il soit célibataire. La dernière élection d'un président américain sans épouse remonte à 1884. 

Kirsten Gillibrand

Kisten Gillibrand a annoncé sa candidature à l'investiture démocrate le 15 janvier 2019, devenant la deuxième sénatrice à se déclarer, avant de véritablement l'officialiser dimanche 17 mars. Née en 1966, elle a suivi une formation de juriste avant de travailler comme avocate pour la firme Philip Morris. 

En 1999, elle rejoint la campagne de la First Lady, Hillary Clinton, qui brigue alors un siège de sénatrice de l'Etat de New York. Elle se fait ensuite élire à la Chambre des Représentants, avant de remplacer Hillary Clinton comme sénatrice de NewYork lorsque celle-ci est désignée secrétaire d'Etat.

Elle est particulièrement engagée en faveur de la cause féministe, et avait estimé que l'ex-président Bill Clinton aurait du démissionner en raison de son comportement envers Monica Lewinsky alors que celle-ci était stagiaire à la Maison Blanche.

Kamala Harris

La sénatrice démocrate Kamala Harris, dont le prénom signifie «fleur de lotus» en sanskrit, a annoncé sa candidature le 21 janvier 2019 sa campagne pour 2020, la même semaine que Shirley Chisholm, première femme afro-américaine à briguer la présidence, il y a quarante-sept ans. Née d'un père Jamaïcain et d'une mère Indienne, elle avait choisi symboliquement le «Martin Luther King Jr Day» pour se déclarer.

Agée de 54 ans, elle se présente comme la candidate de la justice, de la décence et de l'égalité. «Il y a des valeurs que chérissent les Américains, et elles sont toutes menacées à présent», déclare dans la vidéo réalisée pour le lancement de sa campagne. 

Originaire d'Oakland, en Californie, elle a été procureure de San Francisco de 2003 à 2016, avant d'être élue au Sénat en 2016. Elle avait été la première femme et la première afro-américaine à devenir procureure générale de Californie.

Elle s'était notamment faite remarquer lors des auditions des membres de l'administration Trump. Certains de ses échanges avec le candidat à la Cour suprême Brett Kavanaugh était ainsi devenus viraux.

Julian Castro

Cet ancien membre de l'administration Obama âgé de 44 ans s'est lancé dans la course à l'investiture démocrate le 12 janvier 2019. Petit-fils d'une immigrée mexicaine, il rêve de devenir le premier hispanique à accéder à la Maison Blanche.

«Quand ma grand-mère est arrivée ici il y a près de 100 ans, je suis sûr qu’elle n’aurait jamais imaginé que seulement deux générations plus tard, un de ses petits-fils serait un élu du Congrès des États-Unis et l’autre se tiendrait aujourd’hui devant vous pour dire ces mots : je suis candidat à la présidence des États-Unis », a-t-il déclaré devant ses partisans réunis à San Antonio (Texas) pour assister au lancement de sa campagne.

Son histoire personnelle en fait un farouche adversaire de la politique anti-migrants de Donald Trump. «Ce n'est certainement pas de mettre des enfants en cage qui va assurer notre sécurité, a-t-il déclaré. Nous disons non à la construction du mur et oui à la construction de communautés». 

Ancien maire de San Antonio, il avait capté l'attention du pays en devenant en 2012 le premier latino-américain à prononcer un discours lors de la convention nationale démocrate. Barack Obama l'avait intégré dans son équipe une fois élu, le nommant secrétaire au logement. 

Dans la lignée de Barack Obama, Julian Castro est favorable à la mise en place d'une couverture santé universelle, à des investissements dans l'éducation, la protection des minorités et a pris position en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique.

John Delaney

Premier candidat à se déclarer, dès juillet 2017, John Delaney, 55 ans, a quitté son siège de représentant du Maryland au Congrès pour se lancer dans la course.

John Delaney se présente comme un Catholique attaché à la mission de justice sociale de l'Eglise. A la tête d'une fortune personnelle estimée à plus de 50 millions de dollars, il a été en 1995 le plus jeune dirigeant d'une entreprise côtée au New York Stock Exchange. Ce qui ne l'empêche pas de prôner une hausse des taxes sur les entreprises, afin de financer les infrastructures et la couverture santé universelle. Il souhaite également limiter les émissions de CO2 pour lutter contre le réchauffement climatique.

Amy Klobuchar

La sénatrice du Minnesota, Amy Klobuchar, a déclaré sa candidature le 10 février 2019, sous la neige et par - 10°. A 58 ans, ele ne part pas favorite, mais joue sur une candidature «venue du coeur du pays» et sa proximité avec les électeurs. Son autobiographie est ainsi intitulée «sénatrice d'à côté».

La lutte contre le changement climatique, la réforme de l'immigration, en passant par les tragédies «honteuses» causées par un système d'assurance-santé inégalitaire sont autant de thèmes qu'elle a choisi d'aborder lors de son discours annonçant sa candidature.

Tulsi Gabbard

Agée de 37 ans, Tulsi gabbard s'est lancée dans la course à la présidence le 12 janvier 2019, devenant la deuxième femme à avoir annoncé officiellement son intention de briguer l'investiture démocrate pour la présidentielle 2020.

Elle siège au Congrès, en tant qu'élue de Hawaii, depuis 2013. Elle fut la première américaine d'origine samoane et le premier parlementaire de confession hindouiste à entrer à la Chambre des Représentants.

Ancienne militaire, Tulsi gabbard avait été lué à l'Assemblée de hawaii dès l'âge de 21 ans, avant de s'enrolr dans la Garde nationale de l'île. Elle s'était portée volontaire lors d'un déploiement en Irak en 2005 puis en 2009 au Proche-Orient.

Lors de l'annonce de sa candidature, elle a cité comme objectifs majeurs la réforme du système de santé, du système judiciaire et la lutte contre le changement climatique. 

John Hickenlooper

Ancien gouverneur du Colorado, John Hickenlooper, a annoncé le 4 mars 2019 sa candidature. «Je suis candidat à l'élection présidentielle car nous faisons face à une crise qui menace tout ce en quoi nous croyons», a-t-il déclaré dans une vidéo postée sur son compte Twitter, montrant au même moment une photographie de l'actuel président américain.

Le sexagénaire y rappelle son passé d'entrepreneur - il a notamment tenu une brasserie de bière -, puis en tant que maire de Denver (2003-2011), la capitale du Colorado.

Pete Buttigieg

A 37 ans, il est le plus jeune des candidats déclarés, avec Tulsi Gabbard. Maire de la petite ville de South Bend (Indiana) depuis l'âge de 29 ans, Pete Puttigieg espère devenir le premier candidat investi ouvertement homosexuel.

«Nous sommes la génération qui a vécu les fusillades dans les écoles, qui a combattu dans les guerres après le 11-Septembre et nous sommes la génération qui est partie pour gagner moins que nos parents à moins que nous changions les choses», a-t-il déclaré en annonçant sa candidature, le 23 janvier 2019. 

Ancien militaire, il avait notamment été déployé en Afghanistan et a été par la suite décoré pour ses services dans le contre-terrorisme.

Andrew Yang

A 44 ans, l'entrepreneur Andrew Yang a décidé de se lancer dans la course à la présidence. Son programme rappelle celui du candidat socialiste Benoît Hamon en 2017, puisqu'il propose un revenu universel de 1 000 dollars par mois pour tout Américain âgé de plus de 18 ans. 

Il met également en avant la menace que représentent selon lui les évolutions technologiques pour l'emploi. «Il est clair à me yeux que les créations d'emplois ne surpasseront pas les destructions massives d'emploi liées à l'automatisation. Ces jours sont terminés», a-t-il notamment déclaré. 

Marianne Williamson

Ecrivaine, auteure de livres de développement personnel à succès (quatre de ses livres sont des best-sellers du New York Times), Marianne Williamson apparaît comme la candidate la plus atypique de ces élections. 

Sa citation la plus célèbre, tirée de son livre «Un retour à l'Amour» (1992) est la suivante : «Notre plus grande peur n'est pas que nous ne soyons pas à la hauteur. Notre plus grande peur et que nous soyons puissants au-delà de toute mesure. C'est notre lumière, pas notre obscurité, qui nous effraie.»

 
 
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Grande amie d'Oprah Winfrey, soutenue par kim Kardashian et Laura Dern, entre autres, elle compte sur sa popularité auprès des Américains pour tenter de s'imposer. 

Activiste, elle fut l'une des premières à venir en aide aux victimes du SIDA dès les années 1980, oeuvrant ainsi auprès de la communauté gay, tout en s'appuyant toujours sur un message religieux.

Sur le plan politique, elle se situe tout à gauche de l'échiquier politique américain, plaidant notamment pour des réparations en faveur des afro-Américains, sur le modèle des compensations offertes par l'Etat allemand aux Juifs.

Jay Inslee

Jay Inslee, gouverneur de l'Etat de Washington depuis 2012, s'est lancé dans la course à la primaire démocrate le 1er mars dernier, avec pour objectif central de «vaincre le changement climatique», prenant totalement le contre-pied de Donald Trump, climatosceptique convaincu.

«Nous sommes la première génération à ressentir la douleur cinglante du changement climatique et nous sommes la dernière qui puisse faire quelque chose à ce sujet», a déclaré ce juriste de formation de 68 ans dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux.

Celui-ci a gravi les échelons politiques un à un, connaissant peu la défaite électorale. Elu député du Congrès de l’Etat de Washington en 1988, il entre à la Chambre des Représentants fédérale en 1992. Il perd l'élection de 1994, avant de réussir à y revenir en 1998, et de se faire réélire sans discontinuer jusqu'à 2012. Il quitte alors son poste pour se présenter à celui de gouverneur de l'Etat de Washington, avec succès, puisqu'il remporte en novembre 2012 un scrutin très serré, avec 51 % des voix.

Tim Ryan

Elu de l'Ohio à la Chambre des Représentants (la chambre basse du Congrès américain), Tim Ryan,  a annoncé le 4 avril qu'il briguerait l'investiture démocrate lors d'une interview sur la chaîne ABC. 

Le parlementaire de 45 ans compte tacler le président Donald Trump sur l'une de ses promesses de campagne de 2016 : la sauvegarde des emplois dans la Rust Belt et le Midwest, poumons industriels des Etats-Unis. Avec le soutien des syndicats, ce démocrate modéré compte bien séduire les élécteurs de la classe ouvrière qui ont fait défaut à Hilary Clinton en 2016. 

 

Eric Swalwell

Invité sur le plateau de la très populaire émission «The Late Show» de Stephen Colbert, le parlementaire démocrate Eric Swalwell a annoncé le 8 avril sa candidature à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle de 2020 

Ce natif de l'Iowa, élu de San Francisco à la Chambre des Représentants depuis six ans, figure parmi les détracteurs les plus virulents de la politique conduite par Donald Trump. Fils de policier, il s'est déclaré partisan d'une réforme de la réglementation sur la détention d'armes à feu, notamment l'interdiction des armes semi-automatiques. Parmi ses priorités, il soutien également le principe d'un «Green New Deal», pour une économie américaine plus verte, et plus de garanties en matière de santé.

Wayne MESSAM

Candidat tardif, Wayne Messam, maire de Miramar, ville moyenne de Floride, débarque sur une scène remplie d'autres candidats pour l'investiture démocrate.

D'origine jamaicaïne par ses parents, ce champion de football américain à l'université, aujourd'hui âgé de 44 ans, a également dirigé une société dans la bâtiment avant de s'investir en politique.

Depuis l'officialisation de sa candidature le 23 mars dernier, il porte un discours progressiste sur l'immigration, les armes ou l'environnement. Sa priorité : en finir avec les dettes mirobolantes des étudiants américains. 

Seth Moulton

Représentant au Congrès de l'Etat du Massachussetts, Seth Moulton, 40 ans, mise avant tout sur son image de vétéran. Ancien Marine - il s'est rendu quatre fois en Irak - ce diplômé de Harvard appelle à une nouvelle approche de la politique étrangère, de la sécurité nationale et de la défense mais plaide en revanche pour une limitation plus sévère du port des armes à feux. 

S'il fait partie des visages les moins connus des candidats démocrates, Seth Moulton s'était néanmoins fait remarquer pour s'être dressé contre la candidature de Nancy Pelosi, l'actuelle présidente de la Chambre des représentants, avant de finalement soutenir sa nomination. 

Michael Bennet

Sénateur du Colorado, Michael Bennet, est entré dans la campagne présidentielle au début du mois de mai. Ce démocrate modéré, à la recherche du compromis, avait dû repousser le lancement de sa campagne après avoir été diagnostiqué d'un cancer de la prostate. 

Depuis rétabli, ce père de trois enfants met en avant ses priorités - l'éducation, le climat, l'immigration, la santé et la sécurité nationale - tout en appelant à plus d'efforts dans le secteur de l'intelligence artificielle. 

Steve Bullock

Elu dans un Etat rural, largement acquis à Donald Trump, capable de séduire même chez les conservateurs, Steve Bullock compte bien faire la différence dans la course à la présidentielle américaine. En annonçant sa candidature, le 14 mai, le gouverneur de l'Etat du Montana a établi un nouveau record : il est le 22e démocrate à vouloir affronter le magnat républicain en 2020. 

A 53 ans, ce démocrate modéré, marié, père de trois enfants, veut faire de la réduction des inégalités une priorité, pour donner à tous les Américains une «même chance» de réussite. Il mise également sur une réforme du financement des campagnes électorales et de l'éducation des tout-petits. 

Bill de Blasio

Après des mois de tergiversations, le maire de New York, Bill de Blasio s'est finalement lancé dans la course à la présidence le 16 mai. C'est en publiant une vidéo sur YouTube que l'édile démocrate  a révélé sa candiature. Trois minutes pendant lesquelles le cinquantenaire vante les politiques mise en places durant ses deux mandats dans la première ville américaine, notamment au profit des «familles qui travaillent». 

La baisse de la criminalité et les projets en faveur de l'éducation dès la maternelle instaurées dans sa ville devraient en effet figurer parmi les atouts du candidats, autrefois soutien d'Hilary Clinton. 

Celui qui se dit «prêt à défier» Donald Trump, un autre New-Yorkais, avait d'ailleurs organisé quelques jours avant une petite manifestation à l'intérieur même de la Trump Tower, le gratte-ciel emblématique du magnat new-yorkais sur la 5e Avenue à Manhattan pour dénoncer le bilan carbone des 58 étages de la tour parmi les plus polluantes de la capitale financière américaine.

Et chez les Républicains ?

Bill Weld

L'ancien gouverneur du Massassuchetts (1991-1997) est devenu le premier Républicain a oser défier Donald Trump. Il est également membre du Parti libertarien pour lequel il a été candidat à la vice-présidence comme colistier de Gary Johnson, en 2016. 

Pour l'anecdote, Bill Weld est marié avec l'arrière-petite-fille de Theodore Roosevelt, Susan Roosevelt.

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