Estonie : un ministre profère des insultes sexistes contre la première présidente du pays

La présidente n'a pas commenté ces propos[TIMOTHY A. CLARY / AFP]

Mart Helme, fraîchement nommé ministre de l'Intérieur en Estonie, a récemment défrayé la chronique dans le pays après avoir accusé la présidente, Kersti Kaljulaid, d'être «trop sensible».

Le ministre, président du parti d'extrême droite EKRE, s'exprimait pour la première fois face aux journalistes ce mardi 30 avril. Lors de cette conférence de presse, il a notamment commenté un geste de la présidente : la veille, vêtue d'un sweat-shirt blanc barré du slogan «Sona on vaba» («La parole est libre»), elle avait quitté une cérémonie de prestation de serment lorsque le tour de Marti Kuusik, nommé ministre de la Technologie et du Commerce extérieur mais également accusé de violences domestiques, est arrivé. 

«Une femme trop émotive peut agir de la sorte», a déclaré Mart Helme. «Mais Kersti Kaljulaid n'est pas juste une femme, c'est le présidente de la République. Elle lit un article, elle est si bouleversée en tant que femme et elle prend immédiatement une décision», a-t-il estimé. La présidente n'a pas commenté ces propos. 

Marti Kuusik a quant à lui démissionné dès le lendemain de sa prise de fonction. Une enquête est actuellement en cours. Dans un communiqué, il a toutefois assuré que «ces accusations sont des calomnies». «Je ne suis pas le genre de personne à être impliqué dans la violence», a-t-il déclaré, jugeant être la cible d'une «attaque médiatique terrifiante». 

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