Aux Seychelles, une espèce d’oiseau renaît de ses cendres 136 000 ans après sa disparition

Les chercheurs ont étudié des os fossilisés du râle du cuvier, antérieurs et postérieurs à la disparition de la première espèce.[© Seychelles Islands Foundation.]

Disparu il y a plusieurs millénaires, le râle du cuvier a fait son grand retour sur les îles d’Aldabra, dans les Seychelles.

De son nom scientifique «Dryolimnas cuvieri aldabranus», le râle du cuvier, de la famille des Rallidae, ne savait pas voler. Une particularité qui a causé l’extinction de son espèce. Piégé la montée des eaux, il n’a pas pu échapper à l’engloutissement de son habitat.

Mais 136 000 ans plus tard, ce petit oiseau d’environ 30 cm est revenu d'entre les morts. Des chercheurs de l’université de Portsmouth (Angleterre) et le musée d’histoire naturelle de Londres ont découvert que des oiseaux appartenant à cette espèce disparue peuplaient à nouveau les îles d’Aldara.

L’évolution répétitive

Cette réapparition du râle du cuvier serait due à un phénomène rare appelé «l’évolution répétitive». Cela cela signifie que l’ancêtre de cet oiseau aurait suivi une seconde fois la même évolution, donnant à nouveau naissance à cette espèce.

En clair, l’ancêtre du râle du cuvier a migré par les airs, 136 000 ans plus tôt, avant de s'installer sur les îles d’Aldabra. En l’absence de prédateurs, l’oiseau a progressivement évolué, jusqu’à perdre sa capacité à voler car il n’en avait plus besoin pour se protéger.

Puis, des milliers d’années plus tard, le même scénario s’est répété. Dans un environnement similaire, l’oiseau s’est installé de nouveau sur les îles d’Aldabra, et s’est mis à évoluer de la même façon. Le râle du cuvier a donc fait son retour.

Désormais, les chercheurs n’ont qu’une crainte : que cet oiseau ne disparaisse une seconde fois. Et pour les mêmes raisons car les Seychelles sont de nouveau menacées par la montée des eaux, due au réchauffement climatique.

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