Un couple lesbien agressé à Londres pour avoir refusé de s'embrasser

L'agression du couple aurait eu lieu pendant la nuit, aux alentours de 2h30.[Daniel LEAL-OLIVAS]

Sur la photo qu'elle a publié sur son compte Facebook mercredi 5 juin, Melania Geymonat apparait couverte de sang, assise à côté de sa petite amie, ensanglantée elle aussi. Cette hôtesse de l'air de 28 ans a choisi de partager cette image pour dénoncer l'agression homophobe dont elle dit avoir été victime dans la nuit du jeudi 30 au vendredi 31 mai, à Londres, alors qu'elle rejoignait le quartier de Camden en bus.

Un groupe d'au moins quatre jeunes hommes s'en serait pris à elles alors qu'elles étaient installées à l'étage supérieur du véhicule : «Ils ont commencé à se comporter comme des hooligans, nous demandant de nous embrasser pour qu'ils puissent regarder. Ils nous ont traitées de lesbiennes et se sont mis à décrire des positions sexuelles.»

Melania Geymonat affirme avoir «essayé de les calmer en faisant des blagues» tandis que Chris, sa petite amie, «a même prétendu être malade.» Mais les tentatives des deux jeunes femmes pour apaiser la situation n'ont pas fonctionné puisque leurs agresseurs ont «continué à les harceler», leur jetant même des «pièces de monnaie».

«La violence est devenue banale»

Lorsqu'ils ont commencé a battre son amie, Melania Geymonat a tenté de s'interposer. «J'ai été frappée, la vue de mon sang m'a étourdie et je suis tombée en arrière. Je ne sais plus si j'ai perdu connaissance ou non.» La jeune femme se souvient seulement de l'arrivée des forces de l'ordre, alors que le bus était arrêté. Les agresseurs, eux, avaient déjà pris la fuite, emportant certaines de leurs affaires. La police londonienne, à la recherche de témoins, a confirmé qu'une enquête avait été ouverte.

Sur Facebook, Melania Geymonat indique qu'elle n'a pas pu reprendre le travail et qu'elle ne sait pas encore si son nez est cassé. «Mais ce qui m'énerve le plus, écrit-elle. C'est que la violence est devenue banale. [...] J'en ai assez d'être prise pour un objet sexuel, de découvrir que ce genre de situations est commun, que des amis gays sont frappés juste pour cela.»

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