Le demi-frère de Kim Jong-un, assassiné en 2017, aurait été un informateur de la CIA

Kim Jong-nam aurait été en contact avec la CIA, mais également avec les services de sécurité d'autres pays, notamment la Chine. Kim Jong-nam aurait été en contact avec la CIA, mais également avec les services de sécurité d'autres pays, notamment la Chine. [TOSHIFUMI KITAMURA / AFP]

Assassiné en 2017 en Malaisie, Kim Jong-nam, demi-frère du leader nord-coréen Kim Jong-un, aurait été un informateur de la CIA, l'agence centrale du renseignement aux Etats-Unis, a révélé lundi 10 juin le Wall Street Journal.

«Il y avait un lien» entre la CIA et Kim Jong-nam, a confié une source anonyme «proche du dossier» au quotidien américain, ajoutant que de nombreux détails sur leur relation restent flous.

Le demi-frère du dictateur nord-coréen, tombé en disgrâce dans les années 1990 et parti se réfugier à l'étranger, aurait rencontré à plusieurs reprises des agents du renseignement américain. Mais il ne leur aurait pas été très utile.

«Plusieurs anciens responsables américains ont dit que le demi-frère, qui a vécu hors de Corée du Nord pendant de nombreuses années et qui n’avait aucune base connue à Pyongyang, ne serait probablement pas en mesure de fournir des détails sur le fonctionnement interne de ce pays secret», rapporte le Wall Street Journal.

Selon ces mêmes ex-responsables, Kim Jong-nam était «certainement» en contact avec les services de sécurité d'autres pays, notamment la Chine, a ajouté le journal.

Ces liens avec l'étranger comme motivation de son assassinat ?

La source anonyme bien informée, citée par le quotidien, affirme ainsi que le voyage du demi-frère de Kim Jong-un en Malaise en février 2017 - lors duquel il a été assassiné - devait lui permettre de rencontrer son contact à la CIA, même si ce n'était peut-être pas le seul objet de sa visite : il était accro aux jeux de hasard.

Selon plusieurs experts, les liens présumés entre Kim Jong-nam et des puissances étrangères auraient été l'une des motivations de son assassinat, qui aurait été commandité par Pyongyang selon la Corée du Sud et les Etats-Unis, une allégation que rejette la Corée du Nord.

Suite à son assassinat à l'aéroport de Kuala Lumpur en Malaisie, deux jeunes femmes, une Indonésienne et une Vietnamienne, avaient été arrêtées, accusées d'avoir tué Kim Jong-nam en aspergeant son visage d'un agent neurotoxique, le VX. Elles ont finalement été libérées en mars dernier pour l'une, en mai pour l'autre.

Elles ont expliqué avoir cru participer à un sketch télévisé, et avoir été manipulées par des agents nord-coréens. Ces derniers, au nombre de quatre, ont quant à eux été identifiés mais n'ont jamais été appréhendés, alors qu'ils font toujours l'objet de mandats d'arrêt.

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