Joe Biden, Bernie Sanders... quel candidat démocrate Donald Trump insulte le plus ?

«Crazy Bernie», «Sleepy Joe» ou «Pocahontas»... Donald Trump sait se montrer incisif quand il s'agit de trouver des surnoms à ses adversaires. [MANDEL NGAN / AFP]

Donald Trump n'a pas sa langue dans sa poche. Et ses adversaires le savent bien. Alors qu'ils sont de plus en plus nombreux à se lancer dans la course à la présidentielle, les candidats démocrates s'attirent les foudres du président aux tweets compulsifs.

Si ces nouvelles cibles n'atteignent pas le dixième des insultes reçus par Hilary Clinton «la corrompue», sa rivale dans la course à la présidentielle de 2016, ou les médias comme CNN ou le New York Times, les sarcasmes tweetés par le président donnent déjà un petit aperçu de la campagne de 2020. 

Mais laquelle de ces cibles est sa préférée du moment ? En relevant les discours et tweets du locataire de la Maison-Blanche, le New York Times nous donne le classement des candidats démocrates les plus insultés depuis janvier parmi les 23 hommes et femmes déjà en lice.

4e : PETE BUTTIGIEG

dm_img_paysage_avant_crop_000_1hg50h_5d0246c3c287c.jpgNICHOLAS KAMM / AFP

Donald Trump peut parfois se montrer jaloux : il déplorait en mai que sa chaîne de télévision favorite Fox News tienne une émission spéciale dans la petite ville de South Bend pour un candidat démocrate. Il n'en fallait pas plus à Pete Buttigieg, 37 ans, maire de la ville et plus jeune des politiciens en lice pour 2020, pour déclencher les railleries.

Avec cinq piques au compteur, le maire de l'Indiana est désormais surnommé Alfred E. Neuman (au passage, mal orthographié par le signataire du tweet) par le milliardaire : un personnage de bande-dessiné au visage enfantin, au sourire idiot, mascotte du magazine américain des années 1930 «Mad» et bien connu des Américains.

Reste que l'étoile montante du parti, dont l'annonce de la candidature avait fait grand bruit, ne figure pas encore parmi les rivaux dangereux de Donald Trump, oscillant entre la quatrième et la sixième place des prétendants à l'investiture dans les sondages. 

3e : ELISABETH WARREN OU «POCAHONTAS»

warren_scott_olson_getty_images_north_america_afp_5d024641e4a43.jpgScott Olson / Getty images North America / AFP

Depuis janvier, Elizabeth Warren a déjà été insultée dix fois par le président Trump. Dans sa ligne de mire : les origines amérindiennes, longtemps revendiquées, de la sénatrice du Massachussetts. 

Figure de l'aile gauche du parti démocrate, Elisabeth Warren s'est en effet attiré les doutes sur cet héritage vraisemblablement très lointain. D'où le sobriquet de «Pocahontas», dont l'affuble désormais presque systématiquement Donald Trump dans ses tweets.

En juillet, Donald Trump avait même promis qu'il donnerait un million de dollars à l'association caritative préférée de la sénatrice si elle prouvait par test ADN ses origines. Malgré des résultats positifs, il est peu vraisemblable que la promesse fut tenue. 

Néanmoins, cette affaire laisse certains démocrates craindre qu'elle soit trop vulnérable dans un éventuel duel électoral avec le milliardaire. Il ne peut que s'en réjouir : Donald Trump pense avoir déjà détruit sa campagne. Reste que la candidate progressiste à la Maison-Blanche continue de séduire dans les meetings et reste au coude à coude avec Bernie Sanders.

2e : BERNIE SANDERS OU «CRAZY BERNIE»

dm_img_paysage_avant_crop_sanders_5d02468a8293d.jpgMARK RALSTON / AFP

L'ex-rival de Hillary Clinton aux primaires de 2016 a évidemment profité des diatribes de Donald Trump bien avant d'annoncer sa candidature pour 2020, en février dernier. Dans ses discours ou dans ses tweets, le milliardaire a eu 14 fois l'occasion de se moquer de lui. Toujours avec le même surnom : «Bernie le fou» ou «Crazy Bernie».

Pourquoi fou ? Le sénateur de 74 ans, qui talonne le favori Joe Biden dans les sondages, fait partie des tenants de l'aile gauche du parti démocrate et défend des idées considérées comme radicales pour Donald Trump, même  plus généralement aux Etats-Unis.

Qualifié de «socialiste», il défend notamment la lutte contre les inégalités salariales, la mise en place d'une couverture santé universelle et une politique plus ambitieuse contre le changement climatique. 

1er : Joe Biden ou «Sleepy Joe» 

dm_img_paysage_avant_crop_063_1155492709_5d0247700a38a.jpgSCOTT OLSON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Et le grand gagnant est ... Joe Biden, évidemment ! L'ancien vice-président de Barack Obama est la cible favorite de Donald Trump ces derniers temps. Il est logique de vouloir abattre son rival le plus féroce : Joe Biden squatte le haut des sondages depuis qu'il a déclaré sa candidature en avril.

Quand il n'est pas appelé «Joe le fatigué» ou «Sleepy Joe», pour son âge - s'il était élu président des Etats-Unis, à 76 ans, il deviendrait le plus vieux chef d'Etat que le pays ait connu  - ce sont les accusations de gestes déplacés envers plusieurs femmes qui lui valent le suffixe de «pervers» ou «Creepy Joe».

«Crétin», «mentalement plus faible» : Joe Biden est régulièrement insulté par le milliardaire, 21 fois depuis janvier. Mais le candidat sait contre-attaquer, qualifiant Donald Trump de «menace existentielle pour l'Amérique» lorsque tous deux étaient en déplacement cette semaine dans l'Iowa, État agricole du centre des Etats-Unis. Un affrontement par déclarations interposées plutôt agressif qui a donné un sérieux avant-goût de leur possible duel lors de la présidentielle de 2020.

Modéré très populaire dans le camp démocrate, fort de ses deux mandats de vice-président sous l'ère Obama, Joe Biden demeure néanmoins le favori pour concurrencer Donald Trump dans la course à la Maison Blanche 2020.

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