Chine : Le prélèvement d'organes forcés sur des prisonniers serait toujours en place

Des activistes simulent un prélèvement forcé en Chine Des activistes simulent un prélèvement forcé en Chine[ANTONY DICKSON / AFP]

Une entorse de plus aux droits de l'Homme ? Selon un rapport d'un groupe de juristes et chercheurs basé à Londres et se présentant comme «indépendants», China Tribunal, Pékin continuerait de prélever des organes par la force «dans toute la Chine».

Selon eux, «au-delà de tout doute raisonnable», cette pratique touche un «nombre très important de victimes». La minorité musulmane ouïghoure serait particulièrement ciblée, ainsi que les adeptes du Falung Gong, un mouvement interdit en Chine depuis 1999.

Outre les sources anonymes auditionnées, China Tribunal s'appuie sur des arguments comme le temps extrêmement court pour obtenir une transplantation (quelques semaines), potentiellement trop court pour un système basé uniquement sur le don volontaire d'organes. Le nombre de ces opérations est estimé à 90 000 chaque année, soit 245 par jour environ. Pourtant, en 2016, la Chine déclarait seulement 10 000 transplantations. 

Le pays nie régulièrement ces allégations. Avant la sortie du rapport, le porte-parole du gouvernement espérait que «le peuple britannique ne sera pas induit en erreur par des rumeurs». Le gouvernement assure par ailleurs que les règles de l'OMS sont constamment respectées. Cependant, l'opacité du régime chinois empêche une enquête clairement indépendante sur le terrain. 

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