De nouvelles sanctions américaines «majeures» contre l'Iran dès ce lundi

Donald Trump a déjà mis en place des sanctions contre l'Iran en août et en novembre dernier, suite à la sortie des Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien de 2015. Donald Trump a déjà mis en place des sanctions contre l'Iran en août et en novembre dernier, après la sortie des Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien de 2015. [SAUL LOEB / AFP]

Une escalade des tensions. Après avoir renoncé à la dernière minute à mener des frappes contre l'Iran, Donald Trump a annoncé samedi 22 juin l'imposition de nouvelles sanctions «majeures» contre la République islamique. Elles entreront en vigueur ce lundi 24 juin, et visent à mettre la pression sur le pays pour qu'il abandonne son programme nucléaire.

«Nous mettons en place des sanctions supplémentaires majeures contre l'Iran lundi», a tweeté samedi le président américain. «L'Iran ne peut pas avoir d'armes nucléaires !», a-t-il ajouté. Le représentant spécial des Etats-Unis en Iran, Brian Hook, a refusé de dire samedi sur la chaîne CNBC en quoi consisteront ces sanctions, afin de prendre par surprise le régime iranien. Mais, comme les précédentes, elles devraient concerner l'économie du pays, et étendre leur périmètre.

C'est l'an dernier que le cycle des sanctions contre l'Iran a démarré. Après avoir accepté de les lever en 2015, suite à la signature d'un accord international sur la limitation du programme nucléaire iranien, Washington a commencé à les rétablir en août 2018, après la décision unilatérale de Donald Trump de sortir du texte, qualifié de «pire accord jamais signé par les Etats-Unis».

Le pétrole déjà visé par des sanctions

La première salve comprenait des blocages sur les transactions financières et les importations de matières premières, ainsi que des mesures pénalisant les achats dans le secteur automobile et l'aviation commerciale. Puis, en novembre dernier, une deuxième salve a été tirée, visant plus particulièrement le pétrole, dont les ventes représentaient à l'époque 40 % des revenus du pays, selon Washington.

Les Etats-Unis ont concrètement interdit au régime d'exporter son or noir, accordant une dérogation de six mois à huit pays (dont la Chine et l'Inde), qui a pris fin en avril dernier. Par ailleurs, 50 banques iraniennes ont également été placées sur la liste noire américaine.

Le PIB iranien en pleine dégringolade

L'objectif de Donald Trump avec ces sanctions est de mettre à genou l'économie de Téhéran, afin de pousser ce dernier à accepter de négocier un nouvel accord sur son programme nucléaire. Problème pour le président américain, malgré le réel impact de ses décisions - le PIB iranien devrait chuter de 6 % en 2019, après un plongeon de 4 % en 2018, selon le FMI -, le régime reste planté sur ses positions.

Il refuse d'entendre parler d'une renégociation tant que Washington ne change pas «d'approche et de comportement». Ce qui pousse donc Donald Trump à laisser ouverte la possibilité d'une intervention militaire.... tout en affirmant de ne pas vouloir la guerre avec l'Iran.

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