Après Notre-Dame, les pompiers de Berlin s'exercent pour éviter le drame

Les pompiers berlinois doivent vérifier si leurs échelles peuvent atteindre le haut du dôme de la cathédrale en cas d'incendie. [DAVID GANNON / AFP]

Et si la catastrophe de Notre-Dame se produisait ailleurs ? Pour parer à cette éventualité, les pompiers de Berlin doivent tester ce mercredi leurs dispositifs de lutte contre les incendies sur la principale cathédrale de la ville.

La cathédrale de Berlin, ou Berliner Dom, est en effet l'un des édifices religieux les plus importants de la capitale allemande. L'église protestante de style néo-renaissance se situe au cœur de l'île aux Musées, le célèbre quartier insulaire de Berlin qui regroupe l'une des collections d'art les plus riches au monde. La totalité de l'île est d'ailleurs classée au patrimoine mondial de l'Unesco.

Pour la brigade de sapeurs-pompiers, il s'agit essentiellement de vérifier si leurs équipements leurs permettent d'atteindre le sommet de l'édifice, à 116 mètres de hauteur, en cas d'incendie. A titre de comparaison, la flèche de Notre-Dame-de-Paris atteignaient les 96 mètres.

La presse allemande rappelle qu'un grand nombre d'églises en forme de dôme, à l'instar de la cathédrale berlinoise, disposent d'une toiture en cuivre. L'exercice doit ainsi permettre aux soldats du feu de mieux appréhender cette spécificité architecturale qui augmente les risques de propagation de l'incendie.

Dans une interview réalisée le lendemain de l'incendie de Notre-Dame par le quotidien Berliner Zeitung, l'ancien patron des pompiers de la capitale allemande rappelait néanmoins que des règles de sécurité strictes existaient déjà pour protéger les biens culturels les plus précieux, en particulier la cathédrale de Berlin, la cathédrale allemande, la cathédrale française et le château de Charlottenbourg.

L'Allemagne, comme de nombreux états à travers le monde, avait été particulièrement touchée par la catastrophe qui frappa la cathédrale parisienne, le 15 avril dernier. La chancelière Angela Merkel avait exprimé son soutien face à l'incendie d'«un symbole de la France et de notre culture européenne».

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