Tout savoir sur Elizabeth Warren, la candidate qui monte face à Donald Trump

Celle qui défend les classes moyennes face à Wall Street fait figure de candidate sérieuse face à Donald Trump [SCOTT OLSON / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP]

Une femme à la Maison-Blanche ? Propulsée par de bons sondages, la très progressiste Elizabeth Warren se place troisième dans la course à l'investiture démocrate. A 70 ans, la sénatrice à la carrière impeccable, pourfendeuse de Wall Street, fait figure de candidate sérieuse face à Donald Trump.

Visage de l'aile gauche du parti démocrate américain, Elizabeth Warren est depuis longtemps pressentie à un poste important, que ce soit colistière de Hilary Clinton, ou candidate en 2020.

C'est maintenant du sérieux : prête à rivaliser avec Donald Trump, la sénatrice progressiste du Massachusetts a officialisé sa candidature en février dernier à l'investiture démocrate. Mais qui est cette femme qui, après Hilary Clinton, a le plus de chances de devenir présidente des Etats-Unis en 2020 ?

Universitaire réputée

Elizabeth Warren nait à la fin des années 1940, dans une famille modeste de l’Oklahoma. A 70 ans, l’ancienne sénatrice n’est pourtant pas la doyenne des prétendants à la Maison-Blanche. A côté de Joe Biden, 76 ans, ou de Bernie Sanders, 77 ans, la sénatrice peut même paraitre pour une jeune candidate.

Mariée très jeune à son amour de lycée, puis mère de deux enfants, elle finit par reprendre des études à 23 ans et devient professeur de droit. Malgré son divorce, elle décide de conserver son nom de famille. 

New Jersey, Texas, Michigan, Pennsylvanie : la jeune universitaire multiplie les postes aux quatre coins du pays avant de rejoindre la prestigieuse Harvard à la fin des années 1990, où elle devient l'un des professeurs de droit les plus cités des États-Unis.

Pourfendeuse de Wall street

En 2008, alors que Washington tente de survivre à la crise financière, elle est chargée de surveiller la mise en place du plan Paulson, destiné à sauver les banques américaines de la faillite.

Son bagage académique, sa spécialisation en droit du commerce et son combat contre le surendettement lui valent d'être considérée par le Times comme l'une des «nouvelles shérifs de Wall Street». Elle a d'ailleurs été trois fois désignée par le prestigieux magazine américain comme l'une des 100 personnes les plus influentes au monde. 

Mais Elizabeth Warren le répète : elle n'est pas anticapitaliste. Elle croit en l'économie de marché, certes, mais avec un marché régulé par l'Etat, pas incompatible selon elle. 

A 61 ans, elle est même choisie par le président Barack Obama pour créer l’Agence de protection financière des consommateurs. Ainsi propulsée sur le devant de la scène politique, elle est élue sénatrice du Massachusetts en 2013, raflant le siège aux Républicains, et devient la première femme à ce poste dans cet Etat.

Depuis, elle se présente comme la porte-parole d’un classe moyenne «matraquée, oppressée et réduite en morceaux depuis plusieurs générations». Elle est également une militante reconnue pour le droits des femmes - elle faisait partie des voix critiques de la nomination du juge Brett Kavanaugh à la cour suprême - et et des personnes LGBTQ+

Une «jeune» en politique

A gauche sur l'échiquier politique, régulièrement citée comme une «socialiste» au sein de la classe politique américaine, Elizabeth Warren se présente elle-même comme une pragmatique, avec de solides projets de réforme de l'éducation, des soins de santé ou du système financier, privilégiant selon les très riches. Parmi ses propositions clés figure d'ailleurs une super taxe sur les «super-riches», ceux qui ont plus de 50 millions de dollars de patrimoine.

Elle a d'ailleurs été, depuis l'accession de Donald Trump à la Maison-Blanche, l'un des plus fidèles soutiens du poids-lourd démocrate, Bernie Sanders figure de l'aile gauche du parti. Un concurrent direct dans la campagne avec lequel elle dorénavant se différencier. 

Mais la septuagénaire semble néanmoins vulnérable face à la machine Trump, un défaut qui l'empêche de rassembler plus largement chez les Démocrates. Elizabeth Warren est en effet depuis plus d'un an l'un des cibles favorites président américain, du fait de ses origines amérindiennes. Sur les réseaux sociaux, il l'accuse régulièrement d'avoir menti pour faire avancer sa carrière en se présentant comme issue d'une minorité et l'affuble ainsi du surnom «Pocahontas» .

Piquée par ses tweets, elle avait publié sur son site internet un test ADN dont les résultats faisaient état «de fortes preuves de l'existence d'ancêtres amérindiens», «remontant à une période comprise entre six et dix générations». Si elle remporte la primaire démocrate, Elizabeth Warren devra néanmoins affronter bien d'autres critiques pour en découdre avec Donald Trump

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