Des résidus de cocaïne découverts au Parlement britannique

Sur les neuf lieux testés au sein du Parlement, quatre présentaient des résidus de cocaïne.[Adrian DENNIS / AFP]

Après les révélations de plusieurs parlementaires sur leur consommation de drogue dans le passé, Michael Segalov, un journaliste de Vice, s’est rendu la semaine dernière au Parlement britannique pour découvrir s’il trouvait des traces de cocaïne.

Le résultat de ses investigations est sans équivoque : sur les neuf lieux testés, quatre présentaient des résidus de cocaïne.

Le test change de couleur en présence de cocaïne

Pour parvenir à un tel résultat, l’enquêteur a utilisé des kits se présentant sous la forme d’une petite lingette blanche. Lorsque celle-ci est en présence de cocaïne, elle devient bleue.

Ainsi, dans le bâtiment nord Norman Shaw – qui abrite des bureaux de députés – les tests se sont révélés positifs dans deux toilettes à des étages différents lorsqu’ils ont été frottés sur les lavabos.

Michael Segalov a également trouvé de petites traces de cocaïne dans les toilettes pour personnes handicapées du Woolsack, l’un des bars du Parlement. Dans celles d’un autre bar, lieu accessible aux députés ainsi qu’à leurs invités, aux hauts fonctionnaires et aux journalistes, le test a mis en évidence une importante quantité de résidus de la drogue.

Début juin, la campagne pour le poste de Premier ministre, avait été marquée par une vive polémique sur la consommation de drogues. Michael Gove, ministre de l’Environnement et candidat à la succession de Theresa May (il est désormais hors course), avait admis avoir consommé dans le passé de la cocaïne. Dans la foulée de ces révélations, plusieurs autres candidats (depuis éliminés) étaient passés aux aveux. C’est notamment le cas de Rory Stewart, qui a reconnu avoir testé l’opium lors d’un séjour en Iran, ou encore de Dominic Raab, qui a évoqué lui une consommation de cannabis lorsqu’il était étudiant à Oxford.

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