Un groupe Facebook sexiste regroupant 56.000 hommes dans le viseur de la justice

[©LOIC VENANCE / AFP]

La justice enquête sur le groupe Facebook sexiste et injurieux «Femmes indignes 6.0 résurrection», réunissant 56 000 hommes et interdit aux femmes.

L’objectif de groupe secret était d’humilier ces dernières, réduites à des «chiennes», des «escabeaux», «des salopes», des «trous» ou encore des «LV» pour «lave-verge» et «lave-vaisselle». Fermé en 2018, après une plainte déposée par le Collectif féministe contre le viol, le groupe a fait l’objet d’une enquête de la police judiciaire pour «injure publique à caractère sexiste» et «incitation à la violence en raison du sexe», a rapporté 20 Minutes.

Confiée à la brigade de répression de la délinquance sur la personne (BRDP) de la police judiciaire, l’enquête a été clôturée et le Parquet doit se prononcer sur les suites à donner. «Un mépris des femmes incroyable», a réagi Marlène Schiappa, la ministre à l’Égalité entre les femmes et les hommes, après avoir pris connaissance de l'affaire.

Sur des captures d’écran publiées par 20 Minutes, on peut lire des commentaires tels que : «C’est quoi le point commun entre une LV et la loi ? Dans les deux cas, c’est plus simple de les violer que de les respecter», mais aussi «les traces de ceinture que ça mérite un cul pareil putain».

Pire encore, dans une conversation par SMS, un des membres du groupe demande à une jeune fille de lui envoyer une photo d’elle. Alors que cette dernière lui répond : «J’ai 12 ans monsieur», l’homme lui lance : «Pas grave coquine, un trou c’est un trou».

Alors que les investigations ont été compliquées par le fait que le site soit régi par le droit américain, le dossier rencontre une autre difficulté : celle de la notion «d’injure publique», le groupe étant secret et accessible uniquement aux membres acceptés par les administrateurs.

A noter que la peine encourue pour une injure publique à caractère sexiste est de 6 mois de prison et de 22 500 euros d’amende.

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