Comprendre et savoir expliquer le Brexit en 250 mots

Le Brexit, initialement prévu le 29 mars 2019, a été reporté deux fois, et est désormais fixé au 31 octobre. Le Brexit, initialement prévu le 29 mars 2019, a été reporté deux fois, et est désormais fixé au 31 octobre. [Daniel LEAL-OLIVAS / AFP]

C'est un feuilleton qui dure depuis maintenant trois ans. Le Brexit, terme utilisé pour désigner la sortie du Royaume-Uni de l'UE, n'a toujours pas trouvé son issue. Origines, blocages, avenir... Voici les clés pour tout comprendre à ce dossier explosif.

Quelles origines ?

En janvier 2013, le Premier ministre David Cameron annonce la tenue d'un référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’UE, en cas de victoire de son Parti conservateur aux élections générales de 2015.

Les Tories l'emportent, et le référendum a donc lieu le 23 juin 2016. Les Britanniques votent à 51,9 % pour quitter l'Union, entraînant la démission de David Cameron et son remplacement par Theresa May.

pourquoi ça bloque ?

Le 13 novembre 2018, un accord de divorce est trouvé entre Londres et Bruxelles. Mais il est rejeté trois fois par le Parlement britannique. Les députés critiquent l'une de ses dispositions, le «filet de sécurité» (ou «backstop»).

Pour éviter le retour d'une frontière «dure» entre l'Irlande (qui est dans l'UE) et l'Irlande du Nord (hors de l'UE), ce mécanisme prévoit que l'UE et le Royaume-Uni restent temporairement dans une union douanière, seulement en dernier recours.

Mais les parlementaires craignent que ce dispositif laisse le Royaume-Uni arrimé indéfiniment à l'UE. Cette impasse a conduit Theresa May à demander deux fois à l'UE de reporter le Brexit, désormais fixé au 31 octobre.

Quel avenir ?

Le sort du Brexit dépendra du successeur de Theresa May, qui a démissionné début juin. Deux candidats sont encore en course : le favori Boris Johnson et l'outsider Jeremy Hunt.

Le premier s'est engagé à ce que le Royaume-Uni quitte l'UE le 31 octobre, ne fermant pas la porte à une sortie sans accord, tandis que le second n'exclut pas un nouveau report pour empêcher un «no deal».

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Derniers articles