Une multinationale américaine offre une prime aux championnes du monde au nom de l'égalité salariale

La multinationale américaine Procter & Gamble (P&G) s'est positionnée dimanche en soutien aux stars américaines du football féminin dans leur lutte pour l'égalité salariale. La société leur accorde une prime collective de 529.000 dollars après leur victoire en Coupe du monde.

Dans une publicité parue sur une page entière du New York Times, l'entreprise, l'un des sponsors de l'équipe par le biais de sa marque de déodorants Secret, exhorte la Fédération de football des États-Unis (USSF) à être «du bon côté de l'histoire».

P&G indique avoir donné 23.000 dollars à chacune des 23 joueuses qui ont aidé les États-Unis à remporter un quatrième titre mondial en France le 7 juillet dernier.

«Après que tous les toasts, les applaudissements, les défilés et les récompenses soient passés, le problème demeure. L'inégalité, c'est plus qu'une question de salaire et de joueurs, c'est une question de valeurs», peut-on lire dans cette publicité.

«Profitons de ce moment de fête pour faire avancer le sport féminin. Nous exhortons la Fédération américaine de football à être un modèle de force et à mettre fin une fois pour toutes à l'inégalité salariale entre les sexes, pour tous les joueurs», poursuit le texte.

Le message invite tous les «supporters, amis, sympathisants, organisations et marques» à se battre pour la parité salariale entre les sexes.

L'intervention de P&G dans ce débat intervient alors que les joueuses américaines sont lancées dans une action en justice intentée contre l'USSF en mars pour discrimination.

Dans leur plainte, elles réclament des millions de dollars en arriérés de salaires et en dédommagement au motif des primes plus faibles qui leur sont accordées et de leurs conditions d'entraînement moins bonnes que leurs homologues masculins, qui sont loin d'avoir remporté les mêmes succès sur le terrain ces 20 dernières années.

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