Tout savoir sur Ilhan Omar, une des premières élues musulmanes au Congrès et cible de Donald Trump

Ilhan Omar est l'une des cibles privilégiées de Donald Trump ces dernières semaines Ilhan Omar est l'une des cibles privilégiées de Donald Trump ces dernières semaines[MANDEL NGAN / AFP]

Depuis son élection au Congrès en janvier 2019, l'élue démocrate Ilhan Omar est régulièrement la cible de Donald Trump. Lors de récents meetings du président américain, ses supporters n'hésitaient d'ailleurs pas à scander «send her back, send her back !» («renvoyez-là» en français), en faisant référence à ses origines somaliennes.

Une pionnière au Congrès

Ilhan Omar est l'une des premières élues musulmanes du Congrès américain, et la première originaire de Somalie. À 38 ans, avant même d'avoir débuté son travail à la Chambre des représentants, celle qui est née à Mogadiscio, en Somalie, faisait déja le tour des télévisions nationales et internationales. Femme, jeune, noire, portant un foulard islamique et arrivée dans le pays à l'âge de 12 ans, elle était loin des standards des élus habituels outre-Atlantique. Mais Ilhan Omar ne peut pas se résumer à ces symboliques, quelles que soient leurs importances. 

Faisant partie de l'aile gauche du parti démocrate, elle n'hésite pas à s'affirmer et à utiliser des mots forts lorsqu'elle considère qu'ils sont nécessaires. Ainsi, elle a affirmé soutenir la campagne BDS de boycott d'Israël ou, sur le même sujet, affirmé que le lobby pro-israélien Aipac finançait des élus américains en échange de soutiens politiques. Elle s'excusera finalement pour ses propos. 

MEMBRE DE «THE SQUAD» 

Elle n'est pas seule à faire partie de cette aile gauche offensive du parti démocrate. Avec Alexandria Ocasio-Cortez, Rashida Tlaib et Ayanna Pressley, elle forme ce que l'on appelle «The Squad» (que l'on peut traduire par «l'Équipe»). Elles se sont elles-mêmes donné ce surnom, en référence au hashtag #SquadGoals, qui fait référence à des idéaux en matière d'amitié sur les réseaux sociaux.

Dans une interview donnée à CBS, elles expliquent que «quiconque souhaite construire un monde plus équitable et juste fait partie de l'équipe». Ensemble, elles sont désormais l'un des groupes les plus férocement opposés à la politique de Donald Trump. Dans cette même interview sur CBS, Rashida Tlaib assure qu'avec le président américain, elle fait face «au plus gros harceleur que j'ai vu de ma vie et j'essaye de répondre et de faire le travail pour lequel j'ai été élu».

Rapidement ciblée par Trump

Devant cette personnalité très médiatique, Donald Trump n'a pas hésité à frapper fort, afin de s'affirmer et lutter contre l'influence grandissante de l'élue. Dans un discours au Conseil des relations américano-islamique (Cair), Ilhan Omar affirme que «le Cair a été fondé après le 11 septembre parce qu'ils ont pris acte du fait que des gens avaient fait quelque chose, et que nous allions tous commencer à perdre accès à nos libertés». Expliquant ainsi que tous les musulmans avaient souffert d'une privatisation de liberté après les attentats du 11 septembre. 

L'utilisation du terme «des gens» n'a pas plu à Donald Trump, qui y a vu minimisation des attentats les plus meurtriers sur le sol américain. Il publie d'ailleurs rapidement une vidéo sur les réseaux sociaux pour l'affirmer, ce qui a motivé certains internautes à envoyer des menaces de mort à Ilhan Omar. Cette dernière se défendra en assurant que ce n'était pas son but, et que «des gens» avait déjà été utilisé par George W. Bush pour désigner les terroristes d'al-Qaïda : «ces gens qui ont fait tomber les tours vont nous entendre bientôt».

Récemment, alors qu'elle avait pris position contre les traitements infligés aux migrants à la frontière avec le Mexique, Donald Trump s'est directement attaqué à elle et aux membres de The Squad dans une série de tweets. Le 14 juillet, il avait conseillé aux différentes «démocrates progressives» de «retourner aider les endroits complètement défaillants et infestées de crime d'où elles viennent». Cela ciblait notamment Ilhan Omar ou encore Alexandria Ocasio-Cortez. Quelques jours plus tard, dans un meeting, les supporters de Trump se sont mis à scander : «send her back» («renvoie la dans son pays»). 

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