Climat : il ne resterait que 18 mois pour sauver la planète

[Damien MEYER / AFP]

Le temps presse. Alors que le Groupe international d'experts sur le climat (GIEC) estimait l'année dernière que pour contenir l'augmentation des témpératures à 1,5°C, les émissions de dioxyde de carbones devaient être réduites de 45% d'ici à 2030, certains experts estiment que l'humanité dispose de bien moins de temps que cela.

Dès l'année prochaine, l'espèce humaine pourrait ainsi faire face à un «tournant climatique», comme l'appellent les experts cités par la BBC dans un article retentissant

«Les calculs climatiques sont clairs : si le monde ne peut pas être guéri dans les prochaines années, il pourrait être mortellement touché par négligence dès 2020», avait ainsi déclaré Hans Joachim Schellnhuber, fondateur et directeur honoraire du l'institut de recherche de Potsdam sur les effets du changement climatique. 

2020 est une année charnière. En septembre 2017, déjà, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres s'alarmait : «Si nous ne changeons pas d'orientation d'ici à 2020, nous risquons (...) des conséquences désastreuses pour les humains et les systèmes naturels qui nous soutiennent». 

C'était d'ailleurs l'un des enseignements du rapport du GIEC de l’année dernière, finalement le plus sous-estimé : pour espérer rester en deçà de 2°C de réchauffement par rapport à l’ère préindustrielle, il faudrait que le pic d’émissions de gaz à effet de serre survienne au plus tard en 2020. 

En clair, si l'objectif de réduction de 45% des émissions de carbone doit être atteint à l'horizon 2030, les plans pour y arriver doivent être mis sur la table d'ici à la fin 2020. Dans ce scénario, dès 2020, les énergies renouvelables devront détrôner les combustibles fossiles pour la production d’électricité à l'échelle mondiale, la déforestation de grande ampleur devra être stoppée au profit de la restauration des terres et la majorité des nouveaux projets de mobilités devront s'avérer vertes.

Or, pour l'instant, les estimations prédisent toujours une augmentation de 3°C. Sans investissements publics et décisions politiques, des conséquences irréversibles sur notre environnement sont à redouter.

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